Les chefs de bord de la SNCF : un métier accessible et bien rémunéré
Les « chefs de bord », anciennement appelés « contrôleurs de train », représentent un poste clé au sein de la SNCF, avec environ 9 600 employés répartis sur les différentes marques comme TGV, TER, Intercités et Transilien. Nicolas Donnat, directeur des métiers du bord, souligne que ce rôle a connu un fort développement avec l’embauche d’environ 1 500 chefs de bord entre 2023 et 2025, en raison d’un nombre élevé de départs à la retraite.
En 2026, les recrutements devraient diminuer, avec seulement 50 à 100 postes à pourvoir. La SNCF ne rencontre généralement pas de difficultés à trouver des candidats, chaque offre d’emploi suscitant des centaines de candidatures. Florence Merkhouf, directrice de l’agence de recrutement, précise que le défi réside dans le tri des candidatures en fonction des critères de l’entreprise.
Un atout de ce poste est qu’aucun diplôme n’est requis, rendant le métier accessible tant aux candidats sans qualification qu’à ceux ayant un bac+3. La sélection se base principalement sur les compétences relationnelles et le sens du service. Les futurs chefs de bord doivent également obtenir une validation médicale et psychologique pour asr leur aptitude à gérer des situations critiques.
La formation des nouveaux chefs de bord, d’une durée de trois mois, est rémunérée et combine théorie et pratique sur le terrain, sous la supervision d’un chef de bord moniteur. Les horaires de travail sont atypiques, incluant des week-ends et des jours fériés, et peuvent nécessiter des déplacements loin du domicile. En contrepartie, les salaires initiaux oscillent entre 27 000 et 34 000 euros bruts par an, avec une évolution salariale significative en milieu de carrière : 45 000 euros chez TER, 50 000 euros chez Intercités et 55 000 euros chez TGV, sans compter les primes d’intéressement.
Ce métier, bien que exigeant, offre des perspectives intéressantes pour les candidats motivés.
Source : SNCF
