La SNCF face à la concurrence : les syndicats dénoncent la « fragilisation » des cheminots
Un « moratoire » sur l’ouverture à la concurrence est l’une des revendications majeures qui ont conduit, à mi-juin, à une grève des cheminots particulièrement suivie. Selon les syndicats, un TGV sur trois était à l’arrêt, un Intercités sur deux était également affecté, et le trafic des TER a connu de fortes perturbations. Ce mouvement, porté par la CGT, l’Unsa, SUD-rail et la CFDT, dénonce la création de filiales au sein de la SNCF, à me que les régions attribuent des lignes régionales par appels d’offres. À ce jour, tous les exécutifs régionaux, à l’exception de ceux de Bretagne et d’Occitanie, ont mis en œuvre ou envisagent de procéder à cette ouverture à la concurrence.
Dans ce contexte, les syndicats soulignent que cette situation fragilise les conditions de travail des cheminots et pourrait avoir un impact sur la qualité du service rendu aux usagers. Les discussions autour des salaires viennent également s’ajouter à ces préoccupations, avec des demandes d’amélioration des rémunérations pour les agents de la SNCF.
La question de l’ouverture à la concurrence est d’autant plus cruciale dans le cadre des réformes du secteur ferroviaire en France, qui visent à moderniser et à rendre le système plus compétitif. Cependant, cette transition soulève des inquiétudes quant à l’avenir des emplois et à la pérennité des services publics.
Source : La Croix
