Sliman Mansour, peintre palestinien, reconnu comme le dictionnaire visuel de la Palestine.

Le peintre Sliman Mansour était “le dictionnaire visuel de la Palestine”

Sliman Mansour, l’Artiste Palestinien, S’éteint à 79 Ans

Sliman Mansour, artiste et plasticien palestinien de renom, est décédé le 24 août à Jérusalem-Est, à l’âge de 79 ans. Considéré comme l’un des pionniers de l’art visuel palestinien contemporain, il a laissé derrière lui une œuvre qui fait partie intégrante de la mémoire visuelle et nationale palestinienne. Dans l’un de ses derniers entretiens, il déclarait : “La Palestine est magnifique, et son peuple est fort et unique. Nous avons besoin d’une culture palestinienne authentique et forte qui ne repose pas uniquement sur les livres et l’histoire, mais qui fasse de l’art un pilier fondamental de la construction de la conscience nationale.”

Son chef-d’œuvre, Le Chameau des fardeaux, dévoilé en 1973, est souvent cité comme l’une des œuvres les plus célèbres de l’art arabe. La toile représente un vieil homme en costume traditionnel portant sur son dos la ville de Jérusalem, symbolisant l’attachement du Palestinien à sa terre et à son histoire. Ce tableau est devenu un symbole emblématique de la résilience palestinienne face à l’adversité.

Mansour a produit des centaines de peintures, considérées comme des documents historiques relatant les transformations politiques et sociales du peuple palestinien. Ses œuvres mettent souvent en avant les femmes palestiniennes, illustrant leur rôle central dans la société, tout en intégrant des éléments du patrimoine populaire, tels que la broderie et les oliviers, pour préserver l’identité palestinienne.

Son art est décrit comme une expression puissante du soumoud, un concept culturel palestinien qui évoque la résistance et la résilience. Dans ses créations, il a su transformer la cause palestinienne en un mélange de couleurs et de dimensions, abordant des thèmes de désespoir et d’espoir.

Sliman Mansour a souvent exprimé son vœu de voir la Palestine libérée, affirmant : “Je suis né un an avant la Nakba et j’espère mourir un an après la libération de la Palestine.” Son décès laisse un vide considérable dans le paysage artistique palestinien.

Source : Arab48, Al-Ayyam, Al-Quds, L’Orient-Le Jour.

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