Six pays de l’UE proposent une taxe sur les surprofits pétroliers
L’Allemagne, l’Italie, l’Espagne, l’Autriche, la Pologne et le Portugal ont demandé l’instauration d’une taxe européenne sur les bénéfices exceptionnels des compagnies pétrolières. Dans une lettre adressée à la présidence irlandaise de l’Union européenne, les ministres de ces pays souhaitent que cette question soit débattue lors d’un prochain Conseil des ministres des Finances (Ecofin) à Dublin. Leur objectif est de cibler les profits générés par l’augmentation des prix du pétrole brut et des produits raffinés, exacerbée par le conflit au Moyen-Orient.
Cette initiative survient alors que TotalEnergies a annoncé un bénéfice net de 11,2 milliards de dollars pour le premier semestre de l’année, soit une hausse de 73 % par rapport à l’année précédente. Au deuxième trimestre, le groupe a affiché un bénéfice net de 5,4 milliards de dollars, comparé à 2,7 milliards un an plus tôt. Ces résultats relancent le débat sur les « superprofits » au sein de l’UE.
Les six pays ne cherchent pas seulement à imposer des taxes sur les bénéfices croissants, mais également à trouver des solutions pour financer les coûts politiques et budgétaires liés à la crise énergétique, sans aggraver les déficits publics. Leur lettre met en lumière les marges de raffinage jugées excessives par rapport à l’augmentation du prix du pétrole brut.
L’Europe a déjà mis en place un mécanisme similaire en 2022, avec une contribution de solidarité sur les profits excédentaires des entreprises de combustibles fossiles, en réponse à l’invasion de l’Ukraine. Ce dispositif prévoyait un taux minimal de 33 % sur les bénéfices imposables dépassant de 20 % la moyenne des années précédentes, tout en laissant aux États membres la gestion des recettes.
Source : La Tribune.



