Ils avaient volé des éditions rares de Pouchkine à Paris et Lyon, six Géorgiens condamnés à des peines de prison

Six Géorgiens condamnés pour le vol d’éditions rares de Pouchkine à Paris et Lyon

Six Géorgiens ont été condamnés à Paris à des peines de prison comprises entre dix-huit mois avec sursis et sept ans ferme pour le vol d’ouvrages de plusieurs auteurs russes, dont le poète Alexandre Pouchkine, dans des bibliothèques prestigieuses de Paris et Lyon. Les prévenus, cinq hommes et une femme, ont été reconnus coupables d’association de malfaiteurs et, pour certains, de vol d’un bien culturel exposé.

Trois des prévenus ont comparu détenus. Parmi eux, Mikheïl Z., 50 ans, avait déjà été condamné en Lituanie à trois ans et quatre mois pour vol en bande organisée, et Beqa T., 49 ans, avait purgé une peine de trois ans et six mois en Estonie. Mikheïl Z. a écopé de la peine la plus sévère de sept ans d’emprisonnement, avec interdiction définitive du territoire français après sa libération. Beqa T. a été condamné à quatre ans de prison avec mandat de dépôt.

Deux autres hommes, absents lors du procès, ont été arrêtés en Géorgie, un pays ne procédant pas à l’extradition de ses ressortissants. Ils ont été condamnés à cinq ans d’emprisonnement pour ces faits, et le tribunal correctionnel de Paris a émis un mandat d’arrêt à leur encontre.

Le procureur a décrit les actes des prévenus comme un « véritable vol de trésor », soulignant l’organisation et la minutie des opérations. Les vols ont eu lieu en 2023 à la bibliothèque Diderot de l’École normale supérieure à Lyon, ainsi qu’à la Bibliothèque nationale de France (BNF) et à la Bibliothèque universitaire des langues et civilisations (Bulac) à Paris. Deux équipes, l’une composée de jeunes et l’autre de membres plus expérimentés, ont été impliquées, utilisant des méthodes d’infiltration pour substituer des ouvrages précieux par des fac-similés.

À la BnF, six éditions de Pouchkine, ainsi que deux de Mikhaïl Lermontov et une d’Evgueni Baratynski, ont été dérobées, entraînant un préjudice estimé à 770.000 euros. Le procureur a noté que les œuvres de Pouchkine sont considérées comme des « reliques nationales » en Russie. Une question demeure cependant : s’agit-il simplement de voleurs cherchant à maximiser leurs gains, ou d’une opération d’ingérence étrangère ? Cette interrogation reste sans réponse dans le dossier.

Source : 20 Minutes.

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