Sipac 2.0, le test numérique raté de la Confédération

Sipac 2.0 : Un Test Numérique Raté de la Confédération

Le système de versement des prestations de l’assurance chômage, Sipac 1.0, obsolète et risqué, nécessitait un remplacement. La transition vers Sipac 2.0, lancée début 2026, s’est cependant révélée complexe et a suscité de nombreuses interrogations sur son avenir, malgré une stabilisation technique récente.

Des problèmes informatiques lors de l’introduction de Sipac 2.0 ont entraîné des retards dans le versement des indemnités chômage, obligeant certains assurés à patienter longtemps. Bien que les paiements aient été rétablis et que les caisses de chômage soient majoritairement à jour, des employés de ces caisses expriment des doutes quant à la capacité du nouveau système à remplir ses promesses d’automatisation et de simplification. Ils soulignent que Sipac 2.0 n’améliore ni leur quotidien ni leur productivité, ce qui pourrait avoir des conséquences pour les assurés.

Depuis son lancement, plusieurs modifications ont été apportées pour simplifier les processus et les interfaces. Toutefois, le Secrétariat d’État à l’économie (Seco) n’a pas la flexibilité d’une start-up pour tester et ajuster son système. Des audits antérieurs avaient déjà mis en lumière des difficultés liées à la nouvelle plateforme, et le Seco avait affirmé avoir résolu tous les problèmes de sécurité pertinents.

Un rapport du Contrôle fédéral des finances, publié en mai, révèle que les projets informatiques et de numérisation de la Confédération continuent de rencontrer des difficultés similaires à celles qui prévalaient il y a près de dix ans. La gouvernance des projets reste un enjeu majeur. Par exemple, pour le programme DaziT de numérisation des douanes suisses, les équipes étaient jugées insuffisamment préparées.

Le cas de Sipac est particulièrement préoccupant, car il touche directement le revenu des personnes au chômage. La Confédération a la responsabilité de servir d’exemple dans de telles transitions, un devoir qu’elle semble pour l’instant ne pas assumer pleinement.

Source : Le Temps.

Source
Leave a Comment

Comments

No comments yet. Why don’t you start the discussion?

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *