Silences et démentis suite à des accusations russes contre l'Ukraine sur l’est de la RDC

Silences et démentis : Accusations russes contre l’Ukraine en RDC

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a récemment accusé l’Ukraine de soutenir le mouvement politico-militaire AFC/M23, actif dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une conférence de presse à Bujumbura le 10 juillet, il a déclaré que « les autorités légitimes de cette République, avec le soutien du Burundi, cherchent à faire face à l’agression menée par le groupe dit M23, soutenu par des représentants étrangers, parmi lesquels figurent également des Ukrainiens ». Cependant, aucune preuve n’a été présentée pour étayer ces allégations.

Cette accusation fait suite à des déclarations plus nuancées de la représentante russe par intérim aux Nations unies, Anna Evstigneeva, qui, le 26 juin, avait exprimé sa préoccupation concernant des mercenaires étrangers, sans spécifiquement mentionner des Ukrainiens ou un soutien étatique.

En réponse, le ministère ukrainien des Affaires étrangères a rejeté ces accusations, les qualifiant de « désinformation du Kremlin » et affirmant que c’est la Russie qui arme des groupes dans la région, en violation des sanctions internationales. L’AFC/M23 a également nié toute présence ukrainienne dans ses rangs. Le gouvernement congolais a rappelé ses bonnes relations avec Kiev, sans commenter directement les accusations russes.

Concernant la présence supposée d’Ukrainiens, le ministre burundais des Affaires étrangères n’a pas confirmé ces allégations, se référant à ses déclarations publiques antérieures.

Une question distincte se pose sur l’origine des drones utilisés dans le conflit, dont l’utilisation a augmenté ces derniers mois. Des enquêtes ont révélé la présence de drones chinois et turcs. Un rapport des experts des Nations unies a identifié des composants d’origine chinoise, taïwanaise et tchèque dans un drone kamikaze utilisé lors d’une attaque à Kisangani, tandis qu’un drone Bayraktar TB2, de fabrication turque, a été observé en service avec l’armée rwandaise.

À ce jour, aucune enquête n’a établi de lien entre les drones utilisés dans le conflit en RDC et l’Ukraine.

Source : RFI.

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