À 19 ans, Shayness Oulkhir guide les visiteurs de la grotte de Trabuc
Cet été, Midi Libre met en lumière les saisonniers des Cévennes. À seulement 19 ans, Shayness Oulkhir abandonne les bancs de la faculté de droit pour plonger dans l’univers de la grotte de Trabuc, située à Mialet dans le Gard. En tant que guide saisonnière, elle s’efforce de rendre accessibles les mystères de ce site naturel.
Lorsqu’elle accueille les visiteurs avec un chaleureux « Bonjour à tous et bienvenue dans la grotte de Trabuc, » certains affichent un moment de surprise en réalisant que c’est elle qui les guidera. « Je vois que les gens sont étonnés que ce soit moi qui parle, » confie-t-elle avec un sourire.
Shayness passe une partie de son été dans les profondeurs de la grotte, un lieu qu’elle connaît bien pour y avoir travaillé l’année précédente à l’accueil et à la boutique. C’est grâce à ses collègues, notamment Patrick, passionné de spéléologie, qu’elle a développé un intérêt pour l’histoire et la formation de la grotte. « Il me racontait des histoires sur la grotte parce que ça faisait des années qu’il travaillait ici. Ça m’a donné envie, » explique-t-elle.
Malgré son aversion initiale pour les matières scientifiques, Shayness a découvert que la compréhension de la formation des grottes ne nécessite pas de connaissances approfondies en géologie ou en physique. « Je veux que, en sortant, les gens aient appris quelque chose, » précise-t-elle. Son niveau d’anglais, qu’elle maîtrise, lui permet également d’interagir avec les nombreux touristes étrangers.
Un rythme soutenu
Shayness effectue généralement quatre à cinq visites par jour, chacune durant environ une heure. À chaque visite, elle doit gravir et descendre environ 230 marches menant aux profondeurs de la grotte. Bien qu’elle fasse face à quelques remarques condescendantes, elle choisit de se concentrer sur les échanges enrichissants, notamment avec les jeunes visiteurs, qui lui partagent leurs impressions.
À la rentrée, elle retrouvera les amphithéâtres de la faculté de droit à Montpellier. Cet été, entre les formations minérales et les groupes de visiteurs, Shayness a réussi à renouer avec les sciences.
Source : Midi Libre



