Quand la sexualité fait son burn-out : un phénomène émergent
La sexualité, souvent perçue comme un espace de liberté et de plaisir, peut également devenir une source d’épuisement émotionnel et physique. Ophélie, juriste de 37 ans, témoigne de cette transition. Autrefois, sa sexualité était un lieu d’expérimentation et de lâcher-prise. Aujourd’hui, elle la décrit comme une corvée à accomplir régulièrement, soulignant une désynchronisation avec son partenaire qui dure depuis sept ans.
Ce phénomène de « burn-out sexuel » est de plus en plus reconnu par les professionnels de la santé. La psychologue Alexandra de Troz identifie un « processus de désengagement intime » qui touche de nombreuses personnes, souvent en raison d’un manque de désir et d’une obligation de simuler l’extase pour ne pas blesser l’autre. Cette situation peut mener à un épuisement mental et corporel, incitant certains à éviter toute forme de tendresse.
Selon des études récentes, une proportion croissante de la population ressent une fatigue liée à la vie intime. Bien que des statistiques précises sur le burn-out sexuel soient encore rares, des enquêtes menées par des organismes tels que l’INSEE montrent une augmentation des préoccupations concernant la santé mentale et les relations interpersonnelles.
Ainsi, le burn-out sexuel pourrait être le reflet d’une problématique plus large liée à la gestion des attentes et des réalités des relations modernes.
Source : Le Monde
