Sept Français sur dix préfèrent gagner plus plutôt que bénéficier d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle
Une étude Ifop révèle un net retournement par rapport à l’après-Covid : les préoccupations liées au pouvoir d’achat prennent désormais le pas sur la recherche d’un meilleur équilibre de vie. Les écarts de rémunération et d’avantages sociaux restent également marqués entre salariés.
Publié le 17/06/2026 à 07:57, mis à jour à 10:12.
Selon une étude Ifop pour la Fondation Travailler Autrement, seulement 16 % des Français estiment que leur priorité est d’avoir un meilleur équilibre de vie. En revanche, environ 70 % des sondés préfèrent gagner davantage plutôt que de bénéficier d’un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Ce changement de tendance marque un retour à des chiffres similaires à ceux de 2008, contrastant avec les années qui ont suivi la pandémie de Covid-19. En 2022, 61 % des actifs se disaient plus attachés au temps libre qu’au salaire.
L’étude souligne également que 89 % des entreprises estiment offrir une rémunération « juste », alors que seulement 63 % des salariés partagent ce sentiment. Les cadres, plus satisfaits de leur rémunération, sont plus nombreux (49 %) que la moyenne (39 %) à souhaiter échanger une partie de leur salaire contre plus de temps libre.
Le salaire moyen net déclaré, hors rémunération variable, s’élève à 2 321 euros par mois, avec des variations allant de 1 846 euros pour un employé à 3 368 euros pour un cadre. Les disparités de rémunération entre hommes et femmes demeurent significatives, avec un salaire mensuel net de 2 508 euros pour les hommes contre 2 093 euros pour les femmes. De plus, un écart de 700 euros est observé entre le salaire moyen d’une très petite entreprise (TPE) et celui d’un grand groupe de plus de 1 000 salariés.
Les grandes entreprises offrent souvent des avantages supplémentaires tels que l’intéressement, la participation, des titres-restaurant et une couverture mutuelle pour les familles, renforçant ainsi les écarts de rémunération et d’avantages sociaux.
Enfin, l’étude met en lumière un décalage entre les attentes des salariés et les offres des entreprises concernant les avantages. Tandis que 22 % des salariés privilégient une augmentation de salaire ou un 13e mois, 28 % des entreprises préfèrent proposer des primes et des bonus. Par ailleurs, 87 % des entreprises estiment communiquer clairement sur leur politique de rémunération, alors que seuls 62 % des salariés jugent cela vrai.
Méthodologie
L’enquête a été réalisée auprès d’un échantillon de 1 000 salariés du secteur privé, représentatif de la population salariée française métropolitaine. Les interviews ont été menées en ligne du 9 au 19 novembre 2025. Pour les entreprises, l’échantillon comprenait 468 dirigeants et responsables des rémunérations d’entreprises de 20 salariés et plus.
Source : Ifop pour la Fondation Travailler Autrement.
