Séoul et Washington écourtent leurs exercices militaires après les critiques de Trump
Les exercices militaires conjoints entre Séoul et Washington, lancés lundi, ont été écourtés de six jours, prenant fin le 19 août, suite aux critiques de l’ancien président Donald Trump. Le Pentagone a néanmoins affirmé que les objectifs militaires américains demeurent inchangés.
Dimanche, Trump avait exprimé son désaccord, qualifiant ces manœuvres annuelles d’« inappropriées et hostiles » envers la Corée du Nord. Il a également évoqué sa « très bonne relation » avec Kim Jong Un, le dirigeant nord-coréen, et a annoncé une réduction significative de la participation américaine à ces exercices, qui simulent des combats contre les troupes de Pyongyang.
L’armée sud-coréenne a déclaré que les manœuvres, initialement prévues jusqu’au 27 août, se termineraient finalement vendredi. Ce revirement est considéré comme un coup dur pour Séoul, un allié traditionnel des États-Unis. Un responsable militaire sud-coréen a admis que cette décision était « inhabituelle ».
Dans un communiqué, l’état-major interarmées sud-coréen a mentionné qu’il ajustait la durée de l’exercice Ulchi Freedom Shield (UFS) suite à une « suggestion de la partie américaine ». Le ministre des affaires étrangères sud-coréen, Cho Hyun, a précisé devant le Parlement que Séoul n’avait pas été informé à l’avance de cette décision.
Le Pentagone a assuré que ces modifications préservent les objectifs essentiels en matière de préparation et d’entraînement, affirmant qu’il n’y aurait aucune réduction des objectifs d’entraînement américains. Les États-Unis maintiennent un contingent de 28 500 militaires en Corée du Sud, l’un de leurs principaux déploiements en Asie, dont une partie devait participer aux exercices aux côtés de 18 000 militaires sud-coréens.
Les manœuvres de cette année prennent en compte l’expérience de l’armée nord-coréenne en matière de techniques de guerre moderne, notamment en raison de ses interactions avec la Russie sur le front ukrainien.
La Corée du Nord a régulièrement exprimé son mécontentement face à ces manœuvres, qu’elle considère comme une menace, et a procédé à des essais de missiles en amont de ces opérations. Pyongyang a réitéré son droit à l’autodéfense pour contrer les menaces militaires perçues.
Dans ce contexte, la Chine, un des principaux alliés de Pyongyang, a confirmé que son ministre des affaires étrangères, Wang Yi, se rendrait à Séoul pour rencontrer le président sud-coréen Lee.
Source : La Croix.



