Sentinel-3C et Flex, des satellites pour évaluer l’état des océans et la santé des plantes

Lancement imminent des satellites Sentinel-3C et Flex pour l’observation des océans et de la végétation terrestre

Dans les salles blanches de Thales Alenia Space à Cannes, les techniciens finalisent les tests sur les satellites Sentinel-3C et Flex, désormais prêts à quitter le site pour le port de Nice à la fin de juin 2026. Leur acheminement vers le port spatial de Kourou, en Guyane, est prévu en vue d’un lancement à bord d’une fusée Vega-C en septembre 2026.

Sentinel-3C a pour mission de continuer la collecte de données océanographiques entamée il y a dix ans par son prédécesseur, Sentinel-3A. Ce satellite est équipé d’un altimètre radar capable de mer la hauteur des eaux océaniques, des rivières et des lacs, ainsi que l’épaisseur de la banquise et l’élévation des calottes glaciaires, avec une résolution de 300 mètres. « Le radar envoie un signal et me le temps de retour pour détecter le niveau de la mer et des glaces avec une précision centimétrique », précise Thierry Dumont, chef de projet chez Thales Alenia Space.

Sentinel-3C est conçu pour mer les vents au-dessus de l’océan, les vagues et les courants. Grâce à son radiomètre, il enregistre la température de surface de l’eau sur une échelle de 500 mètres à un kilomètre, tandis qu’un capteur de 700 pixels permet d’identifier 21 couleurs sur une largeur de 1 270 km. Ces fonctionnalités permettront d’évaluer la qualité de l’eau et de détecter des pollutions ou des proliférations d’algues toxiques.

Chaque jour, Sentinel-3C fournira 25 térabytes de données, alimentant des services de prévision océaniques et de détection des icebergs pour la sécurité maritime, souligne Dirk Bernaerts, responsable du programme Earth Explorer à l’Agence spatiale européenne (ESA). Les données seront également utilisées pour détecter les torchages de gaz et les émanations volcaniques en temps réel.

Flex, le satellite de 400 kg, sera lancé en même temps que Sentinel-3C et fait partie du programme Earth Explorer de l’ESA. Il étudiera la fluorescence des plantes sur de vastes territoires pendant cinq ans, permettant de quantifier l’activité photosynthétique et de mieux comprendre la santé et la productivité de la végétation terrestre.

L’instrument Floris, qui détecte la faible fluorescence émise par les plantes, est décrit comme unique par Thierry Huiban, directeur du projet Flex. Il est conçu pour distinguer avec précision les différentes longueurs d’onde de la lumière, bien que sa mise au point ait pris trois ans de retard par rapport au calendrier initial. Ralf Bock, ingénieur système à l’ESA, précise également que la détection de la fluorescence nécessite une caractérisation précise de l’atmosphère, ce qui sera assuré par Sentinel-3.

Ces avancées technologiques visent à améliorer notre compréhension des cycles de l’eau et du carbone, ainsi qu’à adapter les pratiques agricoles face aux dérèglements climatiques.

Source : Thales Alenia Space, ESA

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