Le projet de loi logement adopté au Sénat
Le 8 juillet 2026, en pleine canicule, le Sénat a adopté le projet de loi logement du gouvernement. Ce texte, qui inclut des mes pour adapter les logements aux fortes chaleurs, permet également la remise en location de « passoires thermiques », controversée par de nombreuses associations de défense des locataires. Le projet a été ajouté à l’ordre du jour à la dernière minute avant la suspension estivale des travaux parlementaires et a été adopté à main levée, malgré l’opposition de la gauche. Il sera examiné par l’Assemblée nationale à la rentrée.
Ce projet assouplit certaines obligations de rénovation énergétique. Ainsi, les propriétaires de logements classés G ou F, normalement interdits à la location dès 2028, pourront les remettre sur le marché sous certaines conditions, comme la signature d’un contrat de travaux ou l’impossibilité d’effectuer des rénovations en raison de contraintes, telles que le refus du syndicat de copropriété.
Le ministre du Logement, Vincent Jeanbrun, a souligné que ce texte ouvre la voie à des centaines de milliers de rénovations et répond aux défis du changement climatique, en plaçant une confiance accrue dans les maires. En revanche, la gauche dénonce un recul du calendrier national de rénovation énergétique, arguant que le projet multiplie les dérogations au détriment des locataires.
Le Sénat a également introduit des mes d’adaptation aux canicules, telles que la prise en compte du « confort d’été » dans les critères de rénovation, et a rendu non contraignant l’avis des Architectes des bâtiments de France pour l’installation de protections solaires.
Enfin, le texte a instauré un « droit de véto » motivé pour les maires concernant l’attribution des logements sociaux, une me critiquée par la gauche qui craint des choix discriminatoires dans certaines communes.
Source : Franceinfo
