10 000 ans de sélection du blé et de l’orge révèlent des gènes d’adaptation climatique partagés
Des équipes de recherche de l’INRAE, de l’Université de Clermont Auvergne et du CNRS ont réussi à reconstruire dix génomes anciens (paléogénomes) qui sont les ancêtres communs de 84 espèces botaniques d’intérêt agronomique. Ce travail permet d’identifier des gènes particuliers, partagés entre différentes espèces de plantes et conservés tout au long de leur histoire évolutive, qui pourraient jouer un rôle clé dans l’adaptation aux contraintes environnementales, telles que la sécheresse.
Cette recherche s’inscrit dans un contexte où les enjeux liés à la sécurité alimentaire et à l’adaptation aux changements climatiques sont de plus en plus pressants. Les espèces de blé et d’orge, par exemple, représentent des cultures fondamentales pour de nombreuses sociétés à travers le monde. La compréhension des mécanismes génétiques sous-jacents à leur adaptation peut contribuer à développer des variétés plus résilientes face aux conditions climatiques extrêmes.
Bien que cette étude ne contienne pas de données chiffrées récentes, elle s’appuie sur des recherches antérieures qui montrent que la sélection génétique a été un facteur déterminant dans l’évolution des cultures. Selon des estimations, la production de blé en France en 2021 était d’environ 29 millions de tonnes, ce qui souligne l’importance de cette culture pour l’économie agricole.
L’identification de ces gènes d’adaptation pourrait avoir des conséquences directes sur les pratiques agricoles futures, en permettant aux agriculteurs de choisir des variétés plus adaptées aux défis environnementaux croissants. Ce travail de recherche ouvre ainsi la voie à des avancées significatives dans le domaine de l’agronomie et de la biologie végétale.
Source : INRAE, Université de Clermont Auvergne, CNRS.

