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« Les gens sont en train de crever sous les décombres » : après le séisme, la détresse des Colombiens de France, qui lancent un appel à la solidarité

Un séisme de magnitude 7,4 a frappé la Colombie le 10 août, entraînant une tragédie sans précédent pour de nombreuses familles. La diaspora colombienne d’Indre-et-Loire, particulièrement touchée, vit dans l’angoisse, cherchant des nouvelles de leurs proches et réfléchissant à des moyens d’envoyer de l’aide.

Depuis trois jours, Valérie Eurdenis Baez, une Franco-colombienne résidant en Indre-et-Loire, attend des nouvelles de sa famille restée au pays. Ce tremblement de terre, qui a déjà causé au moins 265 morts et des centaines de disparus, est le plus meurtrier du 21e siècle en Colombie. Les réseaux électriques et internet ont été gravement endommagés, compliquant les communications. « Je n’ai eu de nouvelles de ma famille que dix heures après le séisme », raconte-t-elle. Son père, bien que sain et sauf, a vu son village dévasté.

Sa maison est par terre. À 66 ans, il souffre de problèmes cardiaques et n’a pas accès à des soins, car l’hôpital local est hors service. Lors d’un appel vidéo, il montre les débris : toits éventrés et murs écroulés. « Toutes les affaires des gens sont dans la rue, même les jouets des enfants », déplore-t-il. Pendant ce temps, sa mère a choisi de rester dans leur maison, malgré les fiss dans le sol, affirmant qu’elle préfère mourir chez elle.

Au moins 3 000 personnes ont été blessées, et de nombreuses autres sont toujours portées disparues. Valérie souligne : « Il y a beaucoup de disparus, de gens qui crient encore sous les décombres. » Les recherches continuent, mais l’aide est insuffisante, surtout dans les villages.

Paula Martínez Takegami, jointe depuis Medellín, dénonce le manque d’assistance de l’État : « Dans les villages, les gens n’ont aucune aide. » Elle critique le gouvernement en place, qualifiant la situation de crise humanitaire. « Ce qui est pire qu’un gouvernement d’extrême droite, c’est un gouvernement qui ne répond pas à une catastrophe », affirme-t-elle.

Pour aider les survivants, la communauté colombienne de Touraine, qui compte environ 250 personnes, appelle à la solidarité locale. Valérie, à la tête de l’association Diaspora et paix Colombie-France, a pris contact avec d’autres associations d’Amérique latine. « Nous allons nous réunir pour trouver des idées et voir comment nous mobiliser », annonce-t-elle. La priorité est de rassembler des fonds pour les envoyer à des organisations déjà actives sur place, comme la Croix-Rouge.

Cet appel à l’aide vise à court-circuiter les canaux gouvernementaux, afin d’asr que l’assistance parvienne aux personnes dans le besoin.

Source : France 3 Régions

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