Cet été, Fabrice d’Almeida sonde les slogans des élections présidentielles sous la Ve République. De quoi se rafraîchir la mémoire avant l’élection de 2027. Aujourd’hui, retour sur les élections de 2007 avec le slogan de Ségolène Royal : « L’ordre juste ».
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En 2007, pour la première fois, une femme atteint le second tour de l’élection présidentielle en France : la socialiste Ségolène Royal. Son slogan, « La France présidente », a été élaboré après des discussions avec son entourage, mais elle a finalement peu utilisé ce slogan. Ségolène Royal a commencé sa campagne bien avant et d’autres mots d’ordre ont émergé, notamment « l’ordre juste ». Juliette Méadel, ancienne ministre et conseillère de Royal, précise : « C’est Ségolène Royal elle-même qui a trouvé l’idée d’ordre juste. C’est avec cette idée d’ordre juste et de démocratie participative qu’on a gagné la primaire dès le premier tour.«
La candidate a dû faire face à des figures établies du Parti socialiste, Dominique Strauss-Kahn et Laurent Fabius, mais a réussi à les devancer grâce à une campagne originale. Elle a d’abord constitué des petits groupes de soutien, avant de tenir des meetings pour établir une proximité avec les citoyens.
Royal a insisté sur l’importance de la démocratie participative, affirmant dans son clip de campagne : « J’ai voulu que les citoyens prennent la parole. Je veux porter votre voix dans cette élection présidentielle. » Pour elle, la politique doit refléter la réalité de la vie des gens et être attentive aux leçons du peuple.
Son approche novatrice s’est traduite par une mise en scène où elle se plaçait au centre, entourée des électeurs. À la fin de ses meetings, elle a introduit une tradition : chanter la Marseillaise.
Malgré les obstacles, Ségolène Royal parvient à atteindre le second tour, où elle se retrouve face à Nicolas Sarkozy. Lors du débat, elle exprime sa colère, déclarant : « Non, Monsieur Sarkozy, tout n’est pas possible dans la vie politique. Je suis très en colère. Non, je ne me calmerai pas. Non, pas quand il y a des injustices.«
Avec Ségolène Royal, la colère entre dans le discours public, une émotion qui, depuis, a marqué le paysage politique français. Un grand meeting à Charléty, où des artistes, dont Cali, ont chanté, reste gravé dans les mémoires.
Source : Franceinfo



