Les sécheresses et leur impact sur les maladies infectieuses
Des recherches récentes indiquent qu’un monde plus sec pourrait paradoxalement favoriser le développement de certaines maladies infectieuses. Bien que l’on pourrait supposer que la diminution de l’eau réduirait les infections causées par des bactéries, des champignons ou des parasites, des études montrent le contraire. Comme l’explique Grist, “des travaux de recherche émergents montrent qu’un monde plus sec est souvent un monde plus malade”.
Certaines infections, telles que la schistosomiase et le paludisme, voient leur nombre de cas diminuer lorsque les étangs et les lacs s’assèchent. En revanche, d’autres maladies, comme le choléra, la fièvre du Nil occidental et la dengue, connaissent une augmentation significative durant les périodes de sécheresse.
Les points d’eau, bouillons de culture
Pour comprendre ce phénomène, Tara Stewart Merrill, du Cary Institute of Ecosystem Studies, et Pieter Johnson, de l’université du Colorado à Boulder, ont passé en revue une centaine d’études afin d’élucider ce qu’ils appellent le “paradoxe sécheresse-maladie”. Leur analyse, publiée dans Trends in Ecology and Evolution, met en lumière les mécanismes par lesquels certains pathogènes peuvent non seulement survivre, mais prospérer en période de sécheresse.
Ces recherches soulignent l’importance de surveiller et de comprendre les dynamiques des maladies infectieuses dans le contexte des changements climatiques, notamment en ce qui concerne les sécheresses.
Source : Grist

