Multiplication des Barrages Sauvages en Bretagne : Un Risque pour la Biodiversité et la Gestion de l’Eau
En période de sécheresse, l’apparition de barrages artisanaux et d’obstacles sur les cours d’eau en Bretagne compromet les mes officielles et menace la biodiversité locale. Les services de l’État soulignent l’illégalité de ces pratiques et l’urgence de préserver l’écoulement naturel des rivières.
Les autorités disposent d’un réseau de 140 stations de me en Bretagne, permettant d’évaluer la hauteur de l’eau dans les cours d’eau grâce à des systèmes de me en continu. Ces stations sont régulièrement surveillées par des agents de la Direction régionale de l’environnement, de l’aménagement et du logement, garantissant la fiabilité des données nécessaires à la gestion de la ressource en eau.
Actuellement, des débits surévalués sont observés, notamment à la station de L’Arz à Molac (Morbihan), en raison de barrages récréatifs construits en aval. Des obstacles tels que des pierres ont été ajoutés pour augmenter artificiellement la hauteur de l’eau, faussant ainsi les données de me. Cette situation rend difficile l’évaluation précise de l’état de la ressource en eau et l’impact de la sécheresse dans le bassin versant.
La réduction ou l’arrêt du débit des rivières de manière non contrôlée met en péril l’équilibre écologique de ces milieux. Les retenues d’eau entraînent des variations de température, favorisent la prolifération d’algues, diminuent l’oxygénation et perturbent la dynamique des sédiments, menaçant ainsi la faune aquatique.
La construction de barrages sauvages ou d’obstacles dans les cours d’eau, même temporaires, est formellement interdite par la loi. Les contrevenants s’exposent à des amendes allant jusqu’à 1 500 € et peuvent faire face à des peines d’emprisonnement allant jusqu’à 2 ans et 100 000 € d’amende pour des installations plus importantes.
Source : France 3 Régions.



