: Vrai ou faux Les prix des fruits et légumes n'ont-ils vraiment pas augmenté malgré la sécheresse, comme l'affirme la ministre de l'Agriculture ?

Vrai ou faux : Les prix des fruits et légumes n’ont-ils vraiment pas augmenté malgré la sécheresse, comme l’affirme la ministre de l’Agriculture ?

Alors que la sécheresse et les fortes chaleurs mettent à mal les cultures, le gouvernement as qu’aucune flambée généralisée des prix n’est observée et que la grande distribution s’adapte. Les données disponibles lui donnent en partie raison à ce stade, mais révèlent de fortes tensions sur certains produits.

Les récoltes sont affectées, avec des fruits et légumes souvent plus petits et abîmés par le soleil et le manque d’eau. La ministre de l’Agriculture, Annie Genevard, a récemment déclaré que « nous n’observons pas d’augmentation massive généralisée des prix », tout en soulignant que la grande distribution s’efforcerait de soutenir les agriculteurs.

Une estimation provisoire de l’INSEE pour juillet indique que les prix de l’ensemble de l’alimentation n’ont augmenté que de 0,9 % sur un an, restant quasi stables par rapport à juin. L’Interprofession des fruits et légumes frais (Interfel) confirme que, globalement, les prix n’ont pas connu d’augmentation généralisée.

Cependant, cette stabilité masque des disparités significatives. Selon un rapport de l’INSEE établi en juin, durant une vague de chaleur intense, les prix des produits frais ont augmenté de 2,7 % sur un an, avec des hausses plus marquées sur certains légumes : les tomates et courgettes ont vu leurs prix augmenter de 13,4 %, tandis que les salades et endives ont progressé de 3,7 %.

L’Observatoire des prix de l’association Familles rurales, publié fin juillet, souligne une augmentation des prix de 10 % pour les légumes en agriculture conventionnelle et de 7 % en bio. En revanche, les prix des fruits sont restés stables en agriculture conventionnelle (-0,2 %) et ont même diminué en bio (-10 %). Des hausses notables ont été observées pour certains produits, comme les courgettes (+32 %), les tomates (+31 %) et les haricots verts (+24 %).

Les producteurs subissent des pertes de rendements, avec des baisses significatives signalées, notamment par la marque Prince de Bretagne, qui a annoncé des pertes de 25 % sur les courgettes et 60 % sur les brocolis. Cette situation a conduit les producteurs à demander un assouplissement des critères de sélection pour les légumes affectés.

À ce jour, les propos de la ministre semblent confirmés dans l’ensemble, bien qu’une augmentation des prix soit perceptible pour certains légumes. L’évolution de la situation dépendra largement des conditions météorologiques à venir.

Source : Franceinfo, INSEE, Familles rurales

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