Sebta, capitale oubliée du savoir marocain

Sebta, capitale oubliée du savoir marocain

Fait principal

Sebta, ville historique du Maroc, est souvent réduite à son statut de point de passage frontalier, mais elle fut autrefois un important centre intellectuel et commercial du monde musulman, notamment aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles.

Contexte factuel

Née vers 1100 sous les Almoravides, Mohammed Al-Idrissi, célèbre cartographe, a réalisé en 1154 pour le roi normand Roger II un planisphère gravé sur un disque d’argent. Ce travail, intitulé « Le Livre du divertissement de celui qui désire parcourir le monde », illustre l’importance de Sebta comme port de savoir et de culture. À l’époque, la ville était un carrefour où le savoir circulait vers des centres comme Marrakech, Fès, Cordoue et Grenade.

Sebta a été sous le contrôle de diverses dynasties, notamment les Almoravides, Almohades et Mérinides, ce qui a renforcé ses liens avec le Maroc. Des figures marquantes telles que le Cadi Ayyad, né en 1083, et Ahmed Ibn Jaafar Al-Khazraji, connu comme Sidi Bel Abbès Es-Sebti, ont contribué à son héritage intellectuel et spirituel.

Données ou statistiques

L’histoire de Sebta est marquée par des échanges culturels et commerciaux avec des villes méditerranéennes comme Gênes et Barcelone, soulignant son rôle dans les relations entre le Maroc et l’Europe. La conquête portugaise de 1415 et l’héritage espagnol en 1668 ont marqué la fin d’une époque, mais l’influence de Sebta perdure à travers la culture et l’éducation marocaines.

Conséquence directe

L’héritage de Sebta, bien que souvent oublié, continue d’influencer la culture marocaine contemporaine, notamment à travers des célébrations comme le Mawlid et des figures historiques qui demeurent vénérées.

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