Sébastien Delogu, député LFI, accusé d’un arriéré de pension alimentaire de près de 20 000 euros
Le député LFI des Bouches-du-Rhône, Sébastien Delogu, est actuellement visé par une enquête judiciaire suite à une plainte déposée par son ex-compagne. Cette dernière lui reproche de ne plus verser la pension alimentaire destinée à leurs deux enfants, âgés de 13 et 15 ans.
Fixée à 600 euros par mois en 2021, la pension a été augmentée à 1 200 euros en mars 2025. Depuis avril 2025, seuls deux versements ont été effectués, totalisant 1 800 euros. À ce jour, l’arriéré s’élève à 19 800 euros. L’ex-compagne de Delogu a tenté de récupérer ces montants via l’Agence de recouvrement et d’intermédiation des pensions alimentaires (Aripa) ainsi qu’en contactant un huissier, sans succès. Il est rapporté que le député aurait placé son argent sur un compte de l’Assemblée nationale, qui fait déjà l’objet de saisies par le Trésor public en raison d’autres problèmes judiciaires.
Pour justifier le non-paiement des pensions, Sébastien Delogu a évoqué des « difficultés financières », malgré des revenus nets de 6 045 euros par mois en tant que parlementaire. Il a également accusé son ex-compagne d’avoir accumulé des contraventions avec une voiture à son nom et d’avoir des amendes non réglées.
Les prélèvements mensuels à régler par Delogu oscillent entre 1 646 euros et 1 803 euros. Il a déclaré qu’il paierait « le jour où mon ex-compagne respectera mes droits », en affirmant qu’elle ne lui permettrait pas de voir suffisamment ses enfants. Une décision de justice de 2021 avait pourtant fixé la résidence des enfants chez leur mère tout en lui accordant un droit de visite.
Le conflit s’est intensifié récemment lorsque Delogu a emmené son fils chez lui sans en informer son ex-compagne, ce qui a conduit à une plainte pour soustraction d’enfant. Lors de son audition par les enquêteurs, le député a exprimé son regret face à l’éloignement de ses enfants et a entamé une procédure judiciaire pour demander une réduction de la pension alimentaire, dont la requête sera examinée à la fin du mois de septembre.
Source : Mediapart, La Provence.
