L’été des nuisibles : Sébastien Sieurac, le chasseur de guêpes à Toulouse
Chaque été, les guêpes et les frelons prolifèrent dans les jardins, les haies et les cabanons. À Toulouse, Sébastien Sieurac, patron de DD Frelons, intervient presque quotidiennement pour détruire des nids qui se nichent dans des endroits parfois improbables. Nous l’avons suivi lors d’une intervention, confronté à des guêpes germaniques.
En désignant une petite cabane en bois en bordure d’un jardin, route de Revel à Toulouse, Sébastien Sieurac déclare : « Là, il doit bien faire 30 centimètres. » Derrière une cloison, un nid de guêpes imposant abrite près de 2 000 individus. Quelques minutes plus tard, le patron de DD Frelons se prépare à les affronter.
Avant d’approcher, Sébastien enfile méthodiquement son équipement : bottes de pluie, combinaison épaisse et capuche munie d’une grille de protection. « C’est la plus légère que j’ai », sourit-il, lunettes connectées sur le nez. À ses côtés, une poudreuse électrique, reliée à un réservoir rempli d’insecticide à base de perméthrine, est prête pour l’intervention. « Pour un nid comme celui-ci, il faut une trentaine de grammes. »
L’alerte concernait initialement des frelons, mais il s’agit en réalité de guêpes germaniques, l’une des espèces les plus répandues en France. Ces guêpes sont carnivores et capturent des mouches, chenilles ou moustiques pour nourrir leurs larves, mais elles sont également attirées par les aliments sucrés à la fin de l’été. « Imaginez un enfant qui entre dans cette cabane sans avoir vu le nid. Ça peut être vraiment terrible », avertit Sébastien.
Une intervention rapide
À genoux, Sébastien s’engouffre dans le cabanon. À peine la poudre commence-t-elle à être projetée que des centaines de guêpes jaillissent, encerclant le spécialiste. « Elles suivent les phéromones déposées sur la combinaison », explique-t-il. La poudre pénètre au cœur du nid, tuant rapidement les insectes présents, tandis que ceux partis chasser reviendront et seront contaminés à leur tour.
Une fois le traitement terminé, le nid reste sur place pour se décomposer naturellement. « C’est rare de voir un nid de guêpes germaniques aussi gros », constate le professionnel.
Chez DD Frelons, les guêpes et les frelons représentent près de 70 % du chiffre d’affaires pendant les quatre mois d’été, période de prolifération. Le reste de l’année, l’entreprise toulousaine se concentre sur la dératisation et l’éradication d’autres nuisibles.
Source : La Dépêche.


