Sea Shepherd identifie plusieurs sites en Méditerranée pour créer un sanctuaire marin
Alors que l’avenir des cétacés de Marineland reste incertain, Sea Shepherd France a déclaré avoir repéré plusieurs sites susceptibles d’accueillir un sanctuaire sur le littoral français, notamment en Méditerranée.
L’ONG a identifié une dizaine de sites adaptés à la création d’un sanctuaire marin après avoir étudié plus de 300 emplacements en Méditerranée, en Corse et sur la façade atlantique. Ces sites répondent aux critères de profondeur, de température et de qualité de l’eau. Cependant, leur localisation précise demeure secrète, en raison des nombreuses activités humaines qui limitent les possibilités d’implantation.
Sea Shepherd attend désormais un feu vert politique. Avec le soutien de l’État, le sanctuaire pourrait voir le jour dans un délai de 12 à 15 mois, nécessitant un budget d’au moins deux millions d’euros. Cette urgence est accentuée par le fait que huit dauphins ont déjà été transférés à Malaga, et que quatre autres doivent partir pour Valence d’ici la fin de l’année.
Le dossier de Wikie et Keijo, les deux orques de Marineland, reste en revanche bloqué. Marineland souhaite les envoyer à Tenerife, mais cette initiative fait face à l’opposition des associations. Le Loro Parque attend actuellement une position claire des autorités espagnoles à cet égard.
Pour Sea Shepherd, ces transferts de cétacés demeurent risqués. Après la mort du béluga Peekachu, survenue le 26 août, suite à son transfert de Marineland Canada à Chicago, l’ONG appelle à la prudence. Bien que les causes exactes du décès restent à déterminer, elle souligne que “lorsqu’une vie est en jeu, le principe de précaution n’est pas une option”.
Source : Nice Mag.

