Scaphandriers du Port de Marseille-Fos : un métier de précision sous l’eau pour sauver les navires
Le pavillon alpha flotte au-dessus du cimentier Capo Cinto, signalant la présence d’un plongeur dans les bassins de réparation navale du Port de Marseille-Fos. Ce drapeau bleu et blanc est déployé pour indiquer que des scaphandriers sont à l’œuvre, essentiels pour mettre au sec les navires.
Les géants des mers doivent se poser avec minutie sur des blocs de cinq à dix tonnes appelés « tins ». Ces blocs sont disposés dans la forme de radoub sèche selon un plan détaillé qui prend en compte les dimensions du navire, mesurant 90,67 mètres de long et 16 mètres de large pour le Capo Cinto, ainsi que des éléments sous la coque, notamment les sondeurs.
La porte flottante de la cale sèche est ouverte pour laisser entrer l’eau, permettant ainsi au navire d’être conduit et amarré au centre de la structure. À l’œil nu, il est difficile d’asr une précision suffisante pour éviter d’endommager le navire ou de provoquer un accident lors de la mise à sec, une étape cruciale pour certaines réparations.
Deux scaphandriers plongent alors : l’un à l’avant du bâtiment, l’autre à l’arrière. Leurs interventions sont indispensables pour garantir que le navire est correctement positionné, ce qui est vital pour la sécurité des opérations de maintenance.
En 2022, le secteur maritime a représenté environ 1,5% du PIB français, selon les données de l’INSEE, soulignant l’importance des métiers liés à la mer, comme celui de scaphandrier, dans l’économie nationale.
Source : La Provence



