Scandale du périscolaire à Paris : des parents dénoncent un manque de transparence
Ce mardi 23 juin, Emmanuel Grégoire a conclu sa convention citoyenne sur le périscolaire, promettant une refonte totale. Cependant, plusieurs familles affirment être toujours confrontées à un déni de la part des agents des affaires scolaires.
Dans le centre d’animation des Deux Moulins, situé dans le 13e arrondissement de Paris, une cinquantaine de parents se sont réunis le 18 juin. Ils ont été conviés par Roxane et Antoine, parents d’une fillette scolarisée dans une école maternelle, pour partager leur expérience. Le couple a signalé un ancien AESH (Accompagnant d’élève en situation de handicap) de leur fille, suspendu de ses fonctions d’animateur après des comportements jugés inappropriés.
Roxane et Antoine ont relaté leur parcours, débutant en mai 2024 avec le recrutement de ce jeune homme par l’Éducation nationale. Rapidement, des critiques ont émergé concernant son attitude, mais les parents ont décidé de lui laisser une chance. En septembre 2024, leur fille a montré des signes d’angoisse, pleurant avant d’aller à l’école. D’autres professionnels, dont la psychomotricienne, ont également signalé un comportement inapproprié de sa part.
En mars 2025, la fillette a confié à ses parents qu’il lui « avait fait mal aux fesses ». En septembre de l’année suivante, ils ont découvert qu’elle était toujours en contact avec lui, qui avait été recruté par la Ville comme animateur. Après un nouveau signalement en février 2026, les parents ont décidé de porter l’affaire à la connaissance des autorités scolaires.
Malgré la suspension de l’animateur et le lancement d’enquêtes, les parents ont été confrontés à un manque de communication de la part de l’Éducation nationale. Lors d’une réunion publique, l’inspectrice a évoqué un unique signalement, ignorant les multiples alertes précédentes.
D’autres parents, comme Jean, ont également signalé des incidents similaires, créant un sentiment d’inquiétude et de méfiance vis-à-vis des autorités scolaires. Les parents estiment que la situation n’a pas été correctement relayée, et certains craignent des représailles en cas de plainte.
La mairie a précisé que des réunions seraient organisées avec les familles concernées, mais la situation met en lumière des lacunes dans la gestion des signalements et la communication auprès des parents d’élèves. Le collectif SOS Périscolaire a appelé à une plus grande transparence et protection des enfants dans le cadre périscolaire.
Source : Franceinfo
