Cette année a été particulièrement rude : autour de l’étang, pas de pause pour les sauveteurs des bébés martinets
En cette saison caniculaire, de nombreux jeunes martinets se blessent, voire périssent. Les conditions de vie pour ces oiseaux sont devenues de plus en plus difficiles. Sous les combles, où la température peut atteindre 50°C, les petits martinets se retrouvent en danger, et certains sautent dans le vide sans avoir appris à voler. En tant que jeunes oiseaux, leurs chances de survie sont très minces.
Le martinet noir, l’espèce la plus commune, arrive dans la région entre avril et mai et repart début août. Originaire d’Afrique, cet oiseau ne se pose jamais en vol. Philippe Chabanon, vice-président de la Ligue pour la protection des oiseaux (LPO) Paca, souligne que « tout se fait en vol, comme Attila à cheval ». Les martinets ne se posent que pour nicher sous les tuiles ou les génoises.
Durant leur passage, les martinets se reproduisent et les jeunes sont présents dans les nids entre fin mai et début juillet. Cependant, la chaleur des canicules débute « beaucoup plus tôt qu’autrefois », selon Chabanon, ce qui entraîne une situation critique pour les jeunes oiseaux, qui finissent par sauter pour échapper à la chaleur.
Ces chutes peuvent être fatales, mais ceux qui survivent sont souvent recueillis par des particuliers et transférés dans des centres spécialisés. En région Provence-Alpes-Côte d’Azur, plus d’un millier de martinets sont pris en charge chaque année.
La situation des martinets illustre les défis croissants posés par les vagues de chaleur sur la faune locale, soulignant la nécessité d’une vigilance accrue et d’actions de protection pour ces espèces vulnérables.
Source : La Provence

