J’ai réussi à sauter en sécurité : un plongeur sensibilise les jeunes aux risques du saut de falaise
Chaque été, malgré l’interdiction, de nombreux jeunes s’élancent des falaises pour se rafraîchir dans les rivières, entraînant un nombre croissant d’accidents. Face à ce constat inquiétant, Pascal Billotet, plongeur spécialiste du cliff diving, a décidé d’agir. Il se rend régulièrement à Collias, près du Pont-du-Gard, pour sensibiliser les jeunes aux bonnes pratiques et minimiser les risques associés à cette activité.
Les plongeurs, parfois très jeunes, sautent de hauteurs allant de cinq à douze mètres. Accompagnés par Pascal, qui connaît parfaitement le site, ils apprennent à sauter en toute sécurité. « C’est super d’avoir un pro pour nous montrer comment sauter. On a moins mal à l’arrivée », déclare Ilyès. Pierre, un autre participant, ajoute : « J’avais une grosse appréhension du vide, il a réussi à me rasr. J’ai réussi à sauter en sécurité. »
Malgré les risques, la falaise attire de nombreux candidats au plongeon. Pascal Billotet rappelle qu’il existe une différence cruciale entre un plongeur entraîné et un novice. « Le problème, c’est que les jeunes voient sur les réseaux sociaux d’autres sauter à des hauteurs impressionnantes et se disent, « lui saute, pourquoi pas moi ? » », explique-t-il. Il se rend disponible tous les samedis pour partager son expertise et prévenir les accidents.
Cette sensibilisation ne concerne pas seulement les jeunes, mais aussi leurs parents, qui observent souvent leurs enfants depuis la plage. Un père de famille témoigne : « On n’est jamais à l’abri d’un petit bobo, même si je suis là quand ils sautent et que je leur interdis de monter trop haut. » Cette année, la situation est d’autant plus préoccupante, car le niveau du Gardon est exceptionnellement bas en raison de la canicule, rendant la pratique du saut de falaise plus risquée.
Pascal Billotet continue de se battre pour une meilleure sécurité autour de cette activité, espérant réduire le nombre d’accidents et de tragédies.
Écrit par Flavie Rocher et Helena Kambérou-Scolbertzine.



