Sara Novikoff : Une Pianiste Éclipsée par le Temps
Le nom de Sara Novikoff, pianiste d’origine russe naturalisée suisse, reste peu connu malgré son talent indéniable. Enfant prodige, elle attire l’attention d’Alexandre Glazounov, directeur du Conservatoire de Saint-Pétersbourg, dès l’âge de 6 ans. Elle devient élève d’Isabelle Vengerova et de Leonid Nikolaïev avant de se produire en public à 8 ans avec le Premier Concerto de Beethoven. Ses études se poursuivent au Conservatoire de Moscou puis à Berlin.
Sa carrière, difficile à retracer, la mène en France où elle se produit en soliste aux Concerts Lamoureux en 1935, suscitant des critiques sur son exigence artistique. Après la Seconde Guerre mondiale, elle enregistre plusieurs disques à Paris, notamment des Visions fugitives de Prokofiev.
Durant la guerre, elle se réfugie en Suisse alémanique, près de Zurich, où elle joue avec le pianiste hongrois Geza Anda. Son jeu, précis et chantant, est mis en avant dans un enregistrement du Prélude et fugue en si mineur de Bach, sorti sur un 78 tours de la BAM en 1949. D’autres enregistrements incluent des Concertos de Mozart et des Préludes et Fugues de Bach dans les années 1980.
Sara Novikoff demeure une figure mystérieuse de la musique classique, et toute information complémentaire sur son parcours serait bienvenue.
Source : Radio France

