Fertilité et santé globale : La Haute Autorité de Santé élabore des recommandations
La Haute Autorité de Santé (HAS) a été sollicitée par la Direction générale de la santé (DGS) pour développer une recommandation de bonne pratique axée sur la santé préconceptionnelle. Ce projet s’inscrit dans un cadre élargi, touchant plusieurs domaines au-delà des simples interventions de santé.
Les recommandations se concentrent sur l’évaluation, la prévention, les soins et l’accompagnement des personnes en âge de procréer, en excluant les adolescents qui nécessitent une approche distincte. Elles visent à respecter la liberté des individus concernant leurs choix parentaux, tout en favorisant un dialogue partagé entre les professionnels de santé et les personnes concernées. Ce travail prend également en compte la diversité des couples et des individus pour mieux répondre à leurs besoins spécifiques, comme souligné dans le rapport d’analyse prospective « Sexe, genre et santé » de la HAS en 2022.
Les objectifs de cette initiative se déclinent en trois thèmes principaux :
La santé reproductive : Fournir des informations sur la fertilité, son déclin chez les hommes et les femmes, et évaluer les facteurs individuels pouvant nuire à la fertilité.
L’infertilité : Mettre en place un dépistage précoce et orienter vers des soins spécialisés pour un diagnostic approfondi, afin de maximiser les chances de conception.
Les soins préconceptionnels : Améliorer la santé globale des femmes et des couples dans le cadre d’un projet parental, en préparant la grossesse dans des conditions optimales et en prévenant les risques potentiels pour la mère et l’enfant.
Cette démarche permet de différencier le « bilan de fertilité » du « bilan d’infertilité », en précisant leurs définitions et objectifs respectifs. Elle vise également à actualiser le document « Projet de grossesse : informations, messages de prévention, examens à proposer ».
Les recommandations ciblent principalement les professionnels de santé, incluant médecins généralistes, gynécologues, urologues, endocrinologues de la reproduction, sages-femmes, ainsi que les équipes spécialisées dans le handicap et les biologistes de la reproduction, entre autres.
Source : Haute Autorité de santé.

