Santé des secouristes et des habitants de New York : conséquences des attentats du 11 septembre.

Attentats du 11 septembre : quels impacts sur la santé 25 ans après ?

Attentats du 11 septembre : quels impacts sur la santé 25 ans après ?

25 ans après les attentats du 11 septembre 2001, les conséquences sanitaires continuent de se dévoiler : troubles respiratoires, cancers, troubles de stress post-traumatique et, plus récemment, troubles cognitifs touchant des dizaines de milliers de personnes exposées aux poussières toxiques et au traumatisme.

Il y a 25 ans, les attentats du 11 septembre 2001 bouleversaient les États-Unis et le monde, faisant près de 3 000 morts et 6 000 blessés. 19 terroristes d’Al-Qaïda ont détourné quatre avions de ligne, dont deux ont percuté les tours du World Trade Center à New York.

Créé en 2002 par le département de la Santé de New York en collaboration avec les autorités fédérales américaines, le World Trade Center (WTC) Health Registry suit depuis plus de 20 ans la santé des personnes ayant été exposées aux poussières, fumées et traumatismes psychologiques dans le sud de Manhattan. Plus de 71 000 survivants civils et intervenants du 11 septembre se sont inscrits volontairement sur le registre et ont passé un entretien médical. Ils fournissent régulièrement des informations sur leur état de santé grâce à des enquêtes de suivi.

Des séquelles physiques durables

L’exposition prolongée aux poussières toxiques (amiante, silice, métaux lourds, dioxines, etc.) a provoqué des lésions irréversibles des voies aériennes et digestives. Parmi les diagnostics les plus fréquents figurent l’asthme, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO) et le reflux gastro-œsophagien (RGO), cette dernière étant particulièrement répandue chez les pompiers et secouristes.

Les cancers en hausse

Fin 2026, près de 57 000 cas de cancers sont attendus parmi les personnes suivies, contre 5 600 en 2016. Parmi les cancers les plus fréquents, on trouve :

  • les cancers de la peau ;
  • les cancers de la prostate, du sein, de la thyroïde, des voies urinaires et du système digestif ;
  • les hémopathies malignes (lymphomes, leucémies, myélome multiple).

Chez les secouristes, le risque global de cancer est supérieur de 11 % à celui de la population générale, atteignant jusqu’à 40 % pour les cancers de la prostate et 43 % pour les mélanomes.

Santé mentale : un traumatisme qui dure

Le syndrome de stress post-traumatique reste l’un des effets les plus répandus : près de 20 % des adultes exposés présentent des symptômes, soit quatre fois plus que dans la population générale. La dépression et l’anxiété sont également plus fréquentes, notamment chez ceux qui étaient enfants lors des attentats.

Le déclin cognitif, un impact inattendu

Des recherches récentes montrent une accélération du vieillissement cérébral. Plus d’un inscrit sur cinq signale des troubles de la mémoire ou des épisodes de confusion, tandis que des études indiquent un risque accru de démence précoce chez les secouristes et les survivants.

Ces impacts sanitaires soulignent l’importance d’une surveillance continue et d’un soutien médical pour les personnes affectées par les événements tragiques du 11 septembre.

Source : La Dépêche

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