Sandra Bertin relaxée par la justice près de dix ans après l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice
L’ancienne cheffe du Centre de supervision urbain (CSU) de Nice, Sandra Bertin, a été relaxée par le tribunal correctionnel de Nice le 6 juillet dernier. Elle était poursuivie pour dénonciation calomnieuse après avoir affirmé avoir subi des pressions du ministère de l’Intérieur concernant un rapport sur les dispositifs de sécurité en place lors de l’attentat qui a fait 86 morts sur la Promenade des Anglais.
Le tribunal a jugé que l’élément intentionnel de l’infraction n’était pas caractérisé, entraînant ainsi la relaxe de Sandra Bertin. Parallèlement, la commissaire de police à l’origine de la procédure a été déboutée de ses demandes de dommages et intérêts.
Depuis 2016, Bertin soutient avoir été contrainte de présenter un dispositif de sécurité plus conséquent qu’il ne l’était réellement dans le rapport officiel rédigé après l’attaque. Lors de l’audience qui s’est tenue début juin, elle a maintenu cette version des faits.
Ce n’est pas la première fois que la justice lui donne raison. En 2017, elle avait déjà été relaxée dans une affaire de diffamation intentée par l’ancien ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve, les magistrats ayant reconnu sa bonne foi.
Cette décision judiciaire intervient à quelques jours des commémorations du dixième anniversaire de l’attentat du 14 juillet 2016 à Nice.
Source : Nice Mag
