C’est un véritable soulagement : Sandra Bertin relaxée dans l’affaire de dénonciation calomnieuse, dix ans après l’attentat de Nice
Sandra Bertin, responsable de la supervision des caméras le soir de l’attentat sur la Promenade des Anglais à Nice, a été relaxée, ce lundi 6 juillet 2026, dans l’affaire de dénonciation calomnieuse pour laquelle elle était poursuivie. Elle avait affirmé avoir subi des pressions pour modifier un rapport sur le dispositif de sécurité en place lors de cet attentat tragique.
Dix ans après cet événement, Sandra Bertin, qui était en charge des caméras de vidéosurveillance le soir du 14 juillet 2016, se trouvait de nouveau devant le tribunal correctionnel de Nice. La procédure judiciaire était liée à des accusations de pressions exercées par le ministère de l’Intérieur, alors dirigé par Bernard Cazeneuve, concernant le rapport sur la sécurité, notamment sur les effectifs de la police municipale.
L’audience visait à établir si Sandra Bertin avait dénoncé des faits qu’elle savait faux ou si elle avait simplement relaté ce qu’elle estimait être la vérité. Le tribunal correctionnel de Nice a finalement prononcé sa relaxe, comme l’a confirmé son avocat, Maître Adrien Verrier. À sa sortie de l’audience, Sandra Bertin a exprimé son soulagement, indiquant : « Je ne suis pas heureuse, mais satisfaite de la décision. »
Elle a également déclaré : « Je considère toujours que c’était une ultime pression pour que je change mes déclarations. Ce n’est que justice. » La partie civile a désormais un délai de dix jours pour faire appel de ce jugement.
Cette décision intervient à un moment où plusieurs jours de commémorations en hommage aux victimes de l’attentat de Nice sont prévus, du 12 au 14 juillet prochain.
Source : ICI Côte d’Azur
