Les métiers de l’été dans le Gard rhodanien : focus sur les saisonniers de Cèze Canoës
Avec sa série sur « Les métiers de l’été », Midi Libre met en lumière les acteurs qui animent la saison estivale dans le Gard rhodanien. À Goudargues, les activités de canoë-kayak attirent de nombreux touristes. Cet article se penche sur le travail des saisonniers qui asnt l’accueil des clients et la logistique des canoës.
À la sortie de Goudargues, surnommée la petite Venise gardoise, l’entreprise Cèze Canoës, spécialisée dans la location de canoë-kayak et de stand-up paddle, est en pleine effervescence. Gérée par Fanny Escapoulade, cette structure emploie une quinzaine de salariés, dont plusieurs saisonniers, pour accueillir les visiteurs et gérer le transport des canoës. Camille Salmeron, saisonnière pour la première fois, indique qu’en moyenne, entre 150 et 200 canoës doivent être remontés chaque jour.
La jeune femme de 23 ans, originaire de Cornillon, souligne l’importance de la coordination au sein de l’équipe. « Il faut travailler de manière efficace et rigoureuse, de l’accueil des touristes jusqu’à leur mise à l’eau », précise-t-elle. Formée en début de saison, l’équipe semble bien soudée, ce qui contribue à la bonne marche des opérations.
Ben Bourgeois et Martin Robert, qui s’occupent de la manutention, partagent également ce sentiment de cohésion. Travaillant ensemble depuis quatre ans, ils affirment que leur collaboration est devenue instinctive. « Nous n’avons plus de problèmes de coordination. C’est le rêve de travailler au bord de l’eau tout en rencontrant des familles », explique Martin, étudiant en kinésithérapie.
Une journée type commence à 9h avec les premiers départs, suivis d’une préparation pour accueillir les arrivées à partir de 12h30. Les remontées de canoës deviennent plus fréquentes à partir de 14h, et se poursuivent jusqu’à 17h30. Ben souligne que bien que ce travail soit physiquement exigeant, il reste gratifiant.
Quant à l’avenir, Ben n’exclut pas de revenir travailler l’année prochaine, malgré des doutes précédents. « Qui sait, je serai peut-être encore là l’année prochaine », conclut-il.
Source : Midi Libre



