Saison cyclonique 2026 : pourquoi l’Atlantique reste très calme à ce stade

Un début de saison peu énergétique dans l’Atlantique

Depuis le 1er juin, seules les tempêtes tropicales Arthur et Bertha ont été enregistrées dans l’Atlantique. Bien que ce chiffre soit conforme aux attentes pour cette période, ces tempêtes ont été de courte durée et peu puissantes. L’indice ACE, qui évalue l’énergie cumulée des cyclones, affiche seulement 1,7, représentant une baisse de 80 % par rapport à la moyenne de 1991 à 2020 à la même date. Aucun ouragan ni ouragan majeur n’a encore été observé.

Une saison moins active était prévue, mais le risque reste important

Avant le début de la saison, les prévisionnistes américains avaient estimé à 55 % la probabilité d’une activité cyclonique inférieure à la normale, anticipant entre 8 et 14 tempêtes nommées, dont 3 à 6 ouragans et 1 à 3 phénomènes majeurs. Le phénomène El Niño est censé accroître le cisaillement du vent au-dessus de l’Atlantique tropical, ce qui pourrait entraver la formation des cyclones. Cependant, des eaux encore chaudes pourraient favoriser des intensifications rapides lorsque les conditions atmosphériques le permettront. La période la plus critique de la saison se situe entre août et octobre, rendant impossible l’exclusion d’un ouragan majeur ou de conséquences sur les Antilles, les Caraïbes ou les côtes américaines.

Dans le Pacifique, davantage de systèmes mais une énergie encore modérée

Le Pacifique nord-est a déjà enregistré six tempêtes nommées, soit deux de plus que la normale, mais n’a vu qu’un seul ouragan et aucun phénomène majeur. L’indice ACE dans cette région est inférieur de 56 % à la moyenne à cette date. Néanmoins, la saison devrait se renforcer sous l’influence d’El Niño, avec des prévisions de la NOAA indiquant une activité supérieure à la normale dans le Pacifique est et central. Dans le sud-ouest de l’océan Indien, la saison 2025-2026 est déjà close, avec 11 tempêtes, dont 6 cyclones tropicaux et 4 cyclones intenses, sans impact significatif sur les Mascareignes.

En résumé, l’Atlantique connaît un début de saison particulièrement faible en énergie, en accord avec les prévisions. Cependant, la période statistiquement plus dangereuse reste à venir, et une saison calme peut toujours engendrer des cyclones majeurs et destructeurs.

Notes

(1) National Hurricane Center, bilan au 22 juillet 2026 ; (2) NOAA, prévision saisonnière du 21 mai 2026 ; (3) National Hurricane Center, bilan du Pacifique nord-est.

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