Saisie bancaire injustifiée : une patiente vulnérable victime d'une erreur de facturation à l'hôpital d'Auch

Saisie bancaire injustifiée : une patiente vulnérable victime d’une erreur de facturation à l’hôpital d’Auch

Nicolas Hattry se bat depuis plusieurs mois pour annuler une facture de près de 700 euros injustement prélevée sur le compte de sa mère, hospitalisée à Auch. Malgré les excuses de l’hôpital et l’annulation de la dette, une saisie de 170 euros a eu lieu en juillet, suivie d’une nouvelle menace de recouvrement en août. L’hôpital évoque un retard administratif.

L’affaire débute lors de l’hospitalisation de la patiente, du 19 novembre au 24 décembre 2025, après un effondrement devant l’établissement. Elle est prise en charge dans une unité de surveillance continue de cardiologie, avant d’être transférée dans un service conventionnel. En mai, sa famille reçoit une facture pour une chambre particulière, s’élevant à 697 euros, correspondant à 20 euros par jour.

Nicolas Hattry, en quête de réponses, découvre que la demande de chambre individuelle est gérée par Happytal. Il conteste la signature sur le formulaire, affirmant qu’elle ne ressemble pas à celle de sa mère. Après plusieurs réclamations, l’hôpital reconnaît, le 13 juillet, que les circonstances de la demande ne garantissent pas un consentement éclairé et admet des différences entre les signatures.

La facture est annulée « à titre exceptionnel », et l’hôpital présente ses excuses, indiquant une révision de ses pratiques pour éviter de futurs cas similaires.

Cependant, au début de juillet, une saisie de 170 euros est effectuée par le Trésor public pour recouvrer la facture, suivie d’une menace de recouvrement de 500 euros en août. Nicolas Hattry, dans un contexte familial douloureux, multiplie les démarches pour clarifier la situation. Un responsable de la trésorerie hospitalière lui indique qu’aucun ordre d’annulation n’avait été reçu, tandis que le directeur adjoint de l’hôpital affirme que la demande avait bien été transmise au Trésor public.

Malgré l’annulation de la facture, Nicolas Hattry souligne que la saisie a entraîné des frais bancaires pour sa mère, estimés à 10 % du montant prélevé. Il demande des explications sur les dysfonctionnements ayant permis le maintien du recouvrement.

Cette situation soulève des questions sur la gestion administrative des hôpitaux et le respect des droits des patients en matière de consentement éclairé.

Source : La Dépêche

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