S.S. Rajamouli, le roi du blockbuster indien de passage à Lyon

S.S. Rajamouli à Lyon : Une rencontre marquante pour le cinéma indien

C’est un événement majeur pour les cinéphiles lyonnais et français. À l’occasion d’une rétrospective à l’Institut Lumière, le réalisateur de cinéma télougou S.S. Rajamouli a rencontré les spectateurs lyonnais, une fierté pour la communauté indienne.

À peine monté sur scène, les applaudissements retentissent dans une salle de cinéma comble. Sous le feu des projecteurs : Srisaila Sri Rajamouli, l’un des plus grands réalisateurs indiens au monde. Avec douze films à son actif, il représente le Tollywood, le cinéma télougou, qui est la quatrième langue la plus parlée en Inde.

Célèbre pour ses œuvres comme Eega : la mouche vengeresse, le diptyque La Légende de Baahubali, et RRR, pour lequel il a remporté l’Oscar et le Golden Globe de la meilleure musique originale en 2023, Rajamouli détient le record d’entrées en Inde avec 100 millions de billets vendus pour La Légende de Baahubali : partie 2.

Actuellement en pleine réalisation de son prochain long-métrage, Varanasi, le film le plus coûteux de l’histoire du cinéma indien, S.S. Rajamouli a pris une pause à l’Institut Lumière, qui lui consacre une rétrospective jusqu’au 17 juillet.

Sa présence a attiré de nombreux fans, notamment au sein de la communauté indienne lyonnaise. Pavan Reddy, un spectateur, a déclaré : “Je ne suis venu que pour lui, je regarde ses films depuis que je suis enfant.” Son ami, venu d’Allemagne, a ajouté : “C’est une grande inspiration, pour nous comme pour beaucoup de réalisateurs à travers le monde.” Des figures comme Steven Spielberg et James Cameron ont également salué son travail, le qualifiant d’“icône mondiale du cinéma”.

Ashok Korra et Madhu Karumuri, fondateurs de l’Association de l’Inde Lyonnaise, ont exprimé leur honneur face à sa présence. “Il fait la fierté du cinéma indien. L’Inde ne se résume pas qu’au Bollywood, c’est aussi ce cinéma-là, celui de Télougou,” a déclaré Ashok Korra.

Rajamouli a un style unique qui mélange action, fantaisie, amour et danses traditionnelles. Il a expliqué : “Je vois le cinéma comme une attraction à sensations fortes. Le spectateur passe du rire à la musique en passant par des scènes plus profondes.” Il a également souligné l’importance de l’imagination dans son travail, affirmant que “des choses impossibles peuvent être montrées à l’écran, à condition que le public soit en phase avec les personnages.”

Son nom sera désormais gravé dans les mémoires des Lyonnais grâce à une plaque accrochée sur les murs de l’Institut Lumière. “Je ne suis pas très croyant mais le cinéma, c’est un peu Dieu pour moi. La salle de cinéma, c’est comme mon temple,” a-t-il confié.

Source : D’après un reportage de Julien Sauvadon et Mathieu Boudet.

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