En Russie, une loi promet la “mort civique” aux émigrés politiques
Le 4 août, le président russe Vladimir Poutine a validé une nouvelle loi qui impose des restrictions temporaires aux citoyens russes résidant à l’étranger et se soustrayant à des sanctions pénales ou administratives. Intitulée officiellement “l’introduction de restrictions temporaires pour les citoyens résidant à l’étranger qui se soustraient à une sanction pénale ou administrative”, cette législation a été adoptée par la Douma et le Conseil de la Fédération.
Selon le journal pro-Kremlin Izvestia, cette loi vise à établir un cadre légal pour cibler les Russes condamnés par contumace pour des accusations politiques. The Moscow Times, un média en exil, décrit ces mes comme “draconiennes”, précisant qu’elles concernent des infractions telles que le non-respect de la loi sur les “agents de l’étranger”, la participation à des organisations considérées comme indésirables, ainsi que des actes de “discréditation” des forces armées.
Le ministère russe de la Justice est chargé de constituer une liste des personnes visées par cette loi, qui sera transmise à plusieurs organismes, notamment le ministère de l’Intérieur, le FSB, le Service fédéral des huissiers de justice et l’administration fiscale.
Cette me soulève des inquiétudes quant à la répression accrue des dissidents et des critiques du régime, renforçant le contrôle du gouvernement sur les citoyens, même à l’étranger.
Source : Izvestia, The Moscow Times



