Suppression d’emplois chez Roquette : 310 postes menacés en France
Le groupe Roquette, acteur majeur du secteur agroalimentaire basé dans le Pas-de-Calais, a annoncé son intention de procéder à une réorganisation de ses activités en France, entraînant la suppression de 310 postes. Ce projet, révélé le 17 juin, concerne l’ensemble des activités et fonctions du groupe, en réponse à une conjoncture économique difficile, marquée par une concurrence accrue et une perte de clientèle.
Roquette, qui se spécialise dans les ingrédients d’origine végétale tels que les amidons et les sirops de glucose, possède un site historique à Lestrem, ainsi que des installations à Lille, Vic-sur-Aisne, Vecquemont et Beinheim. Ces usines sont des employeurs clés dans leur région, abritant plusieurs centaines de salariés.
La restructuration, entamée en janvier, fait partie d’un programme de transformation visant à améliorer la compétitivité du groupe. Roquette a signalé une dégradation durable des marchés, avec un chiffre d’affaires de 4,9 milliards d’euros en 2025, en hausse de 8% grâce à des acquisitions, mais en baisse de 5% à données comparables. L’objectif d’amélioration de la compétitivité est fixé à environ 250 millions d’euros d’ici 2028.
Le groupe prévoit de négocier des mes d’accompagnement avec les syndicats pour faciliter les départs volontaires et les reclassements, tout en annonçant la création de 89 nouveaux postes. Roquette Frères emploie actuellement 11 000 personnes dans le monde, dont 3 500 en France.
Un plan de sauvegarde de l’emploi (PSE) sera bientôt soumis aux négociations, suscitant des réactions vives des syndicats. Benoît Fumerie, délégué syndical CFDT, a dénoncé le manque de transparence de la direction et le calendrier des annonces, qui coïncide avec la période estivale.
Les négociations du PSE se termineront le 2 novembre. En attendant, la CFDT a prévu une assemblée générale sur chaque site de production le 23 juin, avec une grève potentielle à partir de 13h.
Source : AFP.
