Il reste environ 90 % de chances de ne pas mourir à cause de l’IA
L’intelligence artificielle (IA) suscite des inquiétudes croissantes, particulièrement après des événements récents marquants. La démission de Jacob Coxon, un chercheur de la firme Anthropic, a mis en lumière des craintes sur la capacité de l’IA à causer l’extinction de l’humanité d’ici la fin de la décennie. Son supérieur, Evan Hubinger, a quant à lui évalué la probabilité de cette menace à plus de 10 %. Ce chiffre, relayé par des figures comme Geoffrey Hinton, Prix Nobel de physique, alimente les discours apocalyptiques autour de l’IA.
Cependant, il est important de relativiser ces craintes. Les critiques des experts se concentrent souvent sur le manque de transparence des entreprises technologiques, qui semblent peu coopératives lors des enquêtes. L’IA, en l’état actuel, est moins régulée que de nombreux produits courants, ce qui pose des questions sur sa sécurité.
Les inquiétudes sont également alimentées par des enjeux économiques et une compétition technologique intense, notamment entre les États-Unis et la Chine. Les estimations alarmistes, comme celle de 10 % de probabilité d’extinction, manquent de fondement solide. En réalité, il resterait environ 90 % de chances de ne pas mourir à cause de l’IA.
Sur le plan pratique, l’IA semble plus bénéfique que menaçante. Dans le secteur de la santé, elle aide à la création de nouveaux médicaments et à la détection précoce de maladies graves. Les données de Waymo, un leader dans la conduite autonome, montrent une réduction de 94 % des accidents graves par rapport à un conducteur humain moyen. En matière d’emploi, des études récentes indiquent que l’IA pourrait créer davantage d’emplois qu’elle n’en détruit.
Ainsi, malgré les craintes exprimées, les bénéfices de l’IA semblent l’emporter sur les risques, laissant entrevoir un avenir où la technologie pourrait effectivement contribuer à la sauvegarde de vies.
Source : L’Express

