Ridley Scott explore l’importance des agriculteurs dans un monde post-apocalyptique.

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Entretien avec Ridley Scott : « Je pense qu’un agriculteur avisé deviendrait très précieux en cas de catastrophe »

À 88 ans, Ridley Scott dessine dans son 29e long-métrage un monde plongé dans le chaos après une pandémie. Le film The Dog Stars, qui sort en salles le 26 août 2026, est une adaptation du roman La constellation du chien de Peter Heller, publié en 2012.

Lors d’une récente visite à Paris pour la promotion de son film, le réalisateur britannique a partagé ses réflexions sur les crises contemporaines et leur impact sur notre avenir.

Un monde en crise

Scott évoque des événements récents tels que la pandémie de Covid-19 et la crise financière de 2008, soulignant que ces crises sont souvent le résultat de négligences humaines. « Regardez le monde dans lequel nous vivons ! Les vagues de chaleur, la situation à Gaza. Il suffit d’un seul élément pour que le chaos s’installe », a-t-il déclaré. Il insiste sur la nécessité d’une action collective des États pour éviter une détérioration continue.

Violence et survie

Dans The Dog Stars, après la pandémie, le monde sombre dans la violence. Scott note que certaines personnes s’entraideraient, tandis que d’autres formeraient des tribus. Il cite le film The War Game de Peter Watkins, qui montre que le chaos peut s’installer en quelques semaines après une catastrophe majeure.

La nature comme héroïne

Bien que Scott n’ait pas lu le roman de Heller, il a été séduit par la célébration de la nature qu’il véhicule. « Nous dépensons des milliards après chaque catastrophe au lieu d’anticiper », déplore-t-il. Il appelle à une prise de conscience des enjeux environnementaux, citant le modèle énergétique de la Corée du Sud, qui utilise principalement l’éolien et le solaire.

Agriculture et résilience

Scott souligne l’importance des agriculteurs dans un monde post-apocalyptique : « Si tu es fermier, tu sais cultiver et conserver. Un agriculteur avisé deviendrait très précieux en cas de catastrophe. » Il avertit que si nous continuons à négliger notre environnement, nous pourrions être contraints de revenir à des modes de vie plus simples.

Un réalisateur toujours actif

À 88 ans, Scott continue de réaliser des films à un rythme soutenu. Il attribue son énergie à l’éducation reçue de sa mère, qui a élevé seule trois enfants. « Je ne planifie rien. Je laisse venir ce qui se présente à moi », conclut-il, tout en annonçant qu’il travaille sur plusieurs projets, dont un film sur la Première Guerre mondiale.

Source : Franceinfo

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