Pourquoi cette dissimulation révoltante ?

Des responsables politiques locaux ont exprimé leur indignation suite aux résultats de l’autopsie d’un salarié d’Alstom, décédé sur le chantier du métro de Toulouse début août. Initialement présenté comme un malaise, son décès est désormais attribué à un écrasement.

Le 3 août dernier, un ouvrier de 48 ans a perdu la vie sur le chantier de la future ligne C du métro toulousain. Au lendemain de cet événement tragique, Alstom avait déclaré que l’ouvrier avait succombé à un malaise. Cependant, le 14 août, les résultats de l’autopsie ont révélé qu’il avait en réalité été victime d’un écrasement, comme l’a confirmé le procureur de la République, David Charmatz.

Cette révélation a suscité de vives réactions de la part de plusieurs responsables politiques. Hadrien Clouet, député (LFI) de Haute-Garonne, a interrogé sur X : « Pourquoi cette dissimulation révoltante ? » Il a souligné que la mairie de Toulouse avait maintenu pendant dix jours que la victime était décédée d’un malaise, ce qui s’est avéré être un mensonge.

Régis Godec, conseiller municipal écologiste à Toulouse, a également réclamé la suspension des travaux confiés à Alstom pour éviter d’autres tragédies. Il a déclaré que « toute la lumière doit être faite sur les conditions de ce troisième décès sur le chantier. »

Contactée, Alstom a précisé que les circonstances du décès faisaient l’objet d’une enquête menée par la gendarmerie, sans fournir d’autres commentaires. L’enquête ouverte par le parquet de Toulouse pour homicide involontaire vise à déterminer les responsabilités dans ce drame. Elle a été confiée à la brigade de gendarmerie de Villefranche-de-Lauragais.

Le chantier de la ligne C a déjà été le théâtre de plusieurs accidents mortels, ayant causé la mort de trois ouvriers et des bless graves à quatre autres. Ces incidents soulignent les préoccupations croissantes concernant la sécurité sur les chantiers de construction en France, où près de deux personnes par jour perdent la vie à la suite d’accidents du travail, souvent dus à un manque de respect des règles de sécurité.

La mise en service de cette ligne de métro de 27 kilomètres est prévue pour fin 2028, tandis que des milliers d’ouvriers sont actuellement mobilisés sur le projet.

Source : France 3 Régions

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