Guerre au Moyen-Orient. Des réunions entre Téhéran et Washington attendues au Qatar

Réunions entre Téhéran et Washington attendues au Qatar

L’émissaire américain Steve Witkoff se rend ce mardi au Qatar pour des réunions avec des représentants iraniens, un événement qui suscite des attentes croissantes. Toutefois, Téhéran a précisé qu’il s’agissait de rencontres techniques, sans négociations directes avec les États-Unis, tandis que Washington évoque des « réunions de haut niveau ».

Les deux parties ont convenu, selon un responsable américain, de suspendre leurs attaques, malgré la signature d’un protocole d’accord à la mi-juin visant à mettre fin au conflit au Moyen-Orient. Le président américain a annoncé sur son réseau social que l’Iran avait demandé une réunion, qui se tiendra à Doha.

Tensions autour d’Ormuz

La porte-parole de la Maison Blanche a confirmé que Witkoff et Jared Kushner se rendraient sur place cette semaine. Selon des sources, Witkoff est déjà en route pour Doha. Un diplomate a également indiqué qu’une rencontre technique était prévue dans les jours à venir, avec des canaux de communication opérationnels pour désamorcer les incidents.

Après un premier démenti, la diplomatie iranienne a finalement reconnu l’envoi d’une « délégation d’experts » à Doha, tout en insistant sur le fait qu’aucune négociation avec les États-Unis n’aurait lieu pour le moment.

Les tensions se concentrent autour du détroit d’Ormuz, où le trafic maritime a considérablement ralenti ce week-end, suite à deux attaques de navires. Selon des données, 29 bateaux ont traversé le détroit samedi, contre seulement 12 dimanche, marquant une baisse significative par rapport aux jours précédents.

Frais de service et souveraineté

L’Iran a réaffirmé qu’il n’y aurait pas de retour à une situation où le passage était gratuit, menaçant les navires tentant de contourner l’itinéraire autorisé. Les États-Unis ont réagi en bombardant l’Iran après des accusations de ciblage de navires, ce qui a entraîné des répercussions sur leurs voisins, le Koweït et Bahreïn.

Les revendications d’Iran et d’Oman sur la souveraineté du détroit incluent l’imposition de frais de service, bien que la Convention des Nations unies sur le droit de la mer garantisse la liberté de navigation dans les zones internationales.

Situation au Liban

Au Liban, où Téhéran a demandé à inclure des discussions avec les États-Unis, les frappes israéliennes se poursuivent malgré la signature d’un accord-cadre pour une « paix durable ». L’accord stipule qu’Israël continuera d’occuper le sud du Liban jusqu’à ce que le Hezbollah, soutenu par l’Iran, rende les armes. Le président libanais a affirmé sa détermination à renforcer l’autorité de l’État en déployant l’armée à la frontière avec Israël, une région où le Hezbollah est actif.

Le conflit a déjà causé plus de 4 200 morts, selon des sources à Beyrouth.

Source : Le Progrès.

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