Après la crise à Ceuta, les pays européens demandent une réunion d’urgence
Une crise migratoire majeure s’est déclarée en Europe après que des dizaines de milliers de personnes ont franchi la frontière entre le Maroc et l’enclave espagnole de Ceuta, le jeudi 30 juillet. Face à cette situation, une réunion d’urgence des 27 États membres de l’Union européenne a été sollicitée.
Des milliers de Marocains ont regagné leur pays, souvent dans le calme et sous la surveillance des forces de l’ordre. La majorité de ces personnes étaient arrivées en Espagne, principalement à la nage, au cours des jours précédents. Du côté espagnol, les autorités ont mis en place une barrière flottante pour empêcher l’accès au rivage. Les migrants ont quitté Ceuta de manière ordonnée, bien que certains aient exprimé leur intention de revenir. La police espagnole les a escortés vers la frontière, les incitant à retourner au Maroc en vertu d’un accord garantissant leur retour sans représailles.
Le ministre de l’Intérieur espagnol a déclaré le samedi 1er août que la situation à Ceuta était redevenue normale. Cependant, l’Europe se prépare à d’éventuelles nouvelles vagues migratoires. Les contrôles à la frontière entre l’Espagne et la France ont été considérablement renforcés, avec un déploiement cinq fois plus important de policiers et de gendarmes sous l’ordre du président Emmanuel Macron. Pierre Régnault de la Mothe, préfet des Pyrénées-Orientales, a indiqué qu’aucun impact migratoire n’avait encore été constaté en France, mais que des mes préventives étaient mises en place.
Cette crise a provoqué des divisions au sein de l’Europe. L’Italie, par exemple, a suspendu temporairement son espace de libre circulation avec l’Espagne, sur décision de la Première ministre Giorgia Meloni. Malgré cela, le ministre de l’Intérieur français a affirmé qu’il n’était pas question que l’Espagne quitte l’espace Schengen. Pendant ce temps, Donald Trump a utilisé cette crise à des fins politiques aux États-Unis, évoquant une « invasion » potentielle.
Pour faire face à cette situation, 22 pays de l’Union européenne ont demandé une visioconférence d’urgence des ministres de l’Intérieur.
(Source : Franceinfo)

