Retrait du combiné nordique des JO : une inquiétude grandissante pour l’avenir de la discipline
Réuni en commission exécutive mardi, le CIO a décidé le retrait du combiné nordique aux JO, lui préférant le freeride et le patinage synchronisé, pour une mise en application dès les Jeux de 2030 dans les Alpes françaises.
C’est une page d’histoire qui se tourne. Le Comité international olympique (CIO) a annoncé, le 7 juillet, le retrait du combiné nordique du programme olympique dès les prochains Jeux d’hiver de 2030, au profit du freeride et du patinage synchronisé. Cette discipline, intégrée au programme olympique depuis la première édition des Jeux d’hiver à Chamonix en 1924, suscite une vive déception parmi ses membres.
Jérôme Laheurte, ancien entraîneur de l’équipe de France de combiné nordique, a exprimé son désarroi : « Sans les JO, c’est une discipline qui n’existe plus. » Léna Brocard, la première femme à rejoindre l’équipe de France de combiné en 2021, a également réagi, qualifiant cette décision de choc pour ceux qui rêvaient de participer aux JO.
Le CIO justifie sa décision par la « faible » popularité de la discipline et sa concentration sur quelques pays dominants, ce qui ne permet pas de rassembler un large public. Jérôme Laheurte a critiqué ces arguments, soulignant que d’autres sports, comme le skeleton ou le bobsleigh, présentent des situations similaires sans subir de telles conséquences.
Le retrait du combiné nordique remet en question l’avenir de cette discipline, qui dépend largement de l’exposition médiatique des JO. Les athlètes et les entraîneurs craignent que, sans cette visibilité, le sport perde son attrait, conduisant à une baisse de financement et d’intérêt. Fabrice Guy, champion olympique en 1992, a averti que « sans les Jeux, le combiné nordique va mourir à petit feu ».
La Fédération française de ski a adressé un message de soutien à ses athlètes, les assurant de leur engagement malgré cette décision difficile. L’ensemble de la discipline doit désormais se réinventer sans les JO, un défi sans précédent pour une génération d’athlètes.
Source : Franceinfo.
