Retour des fortes chaleurs : la France face à une nouvelle alerte canicule.

Météo. Les fortes chaleurs de retour en fin de semaine : peut-on parler d’une nouvelle canicule ?

Les fortes chaleurs de retour en fin de semaine : peut-on parler d’une nouvelle canicule ?

Malgré la rentrée, l’été semble vouloir prolonger son séjour. Les températures devraient progressivement remonter cette semaine, atteignant voire dépassant les 30 °C sur une large partie du territoire vendredi. Ce phénomène est lié à l’installation d’une dorsale anticyclonique et à un flux de sud à sud-ouest, apportant de l’air chaud en provenance d’Espagne. Les régions les plus affectées seront principalement situées dans la moitié sud de la France, où des températures supérieures à 35 °C pourraient être enregistrées localement.

« Dans les régions du Nord, il existe une incertitude : il est possible d’atteindre les 30 °C dans certaines zones, mais cela ne sera pas généralisé, notamment à Paris ou sur les côtes de la Manche qui pourraient rester à l’écart de cet épisode », précise Adrien Warnan, prévisionniste chez Météo-France. La durée de cette vague de chaleur reste incertaine : « Il est probable que cela dure au moins jusqu’à samedi, avec un pic attendu. À partir de dimanche, la situation pourrait se dégrader avec des orages ou un retour d’un flux d’ouest sur le sud, bien que d’autres scénarios envisagent une poursuite de la chaleur dans le Sud au moins jusqu’en début de semaine prochaine », ajoute-t-il.

Des nuits plus fraîches

Peut-on parler de la quatrième vague de chaleur d’un été déjà exceptionnel ? Il est encore trop tôt pour le confirmer. Pour qu’un épisode soit qualifié de canicule, l’indicateur thermique national doit être supérieur ou égal à 25,3 °C sur une journée ou supérieur ou égal à 23,4 °C pendant au moins trois jours. « Il n’est pas encore certain que nous atteignions ce seuil, mais il est possible que des seuils de canicule soient atteints localement dans certains départements du Sud. Cela pourrait entraîner des vigilances orange canicule, car nous pourrions nous approcher des records pour un mois de septembre, voire dépasser les normales saisonnières dans certaines régions », explique Warnan.

Le ressenti devrait toutefois être différent de celui observé fin juin ou début juillet, car en septembre, les journées sont plus courtes. « Les nuits plus longues et les journées plus courtes entraînent généralement des températures minimales nocturnes plus basses. Cela pourrait rendre cet épisode de chaleur plus supportable, même si les journées resteront très chaudes », précise le prévisionniste.

Pas de précédent

Historiquement, les épisodes de chaleur en septembre n’ont pas correspondu à la définition d’une vague de chaleur nationale. En 2023, la France a connu du 3 au 11 septembre une période tardive de fortes chaleurs, avec un indicateur thermique national supérieur de quatre à six degrés à la normale saisonnière 1991-2020. La vigilance orange canicule avait été déclenchée pour la première fois en septembre dans 14 départements du Centre et du bassin parisien. « Ce qui était remarquable, c’est que cela avait duré plusieurs jours, presque une semaine dans certaines régions. Avant, les pics de chaleur ne duraient qu’un ou deux jours », souligne Warnan.

Cette année, la chaleur pourrait persister au moins trois ou quatre jours dans certaines régions. « Avoir des quasi vagues de chaleur en septembre est toujours remarquable, mais cela s’inscrit dans nos projections climatiques. Il faut s’attendre à des épisodes de chaleur précoces et tardifs, et il est probable qu’un jour, nous aurons une vraie vague de chaleur au mois de septembre », conclut le prévisionniste de Météo-France. Le mois de septembre sera-t-il historique, à l’image de l’été qui l’a précédé ? Le week-end prochain devrait apporter des réponses.

Source : DNA

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