La Restauration des Vitraux de Notre-Dame : Un Travail de Titan
Les vitraux de Notre-Dame de Paris ont été rénovés par huit ateliers de maîtres verrier, dont celui de Jean Mône, installé à Saint-Genis-les-Ollières, près de Lyon. Pour cette restauration, l’artisan lyonnais a été ordonné Chevalier des Arts et des Lettres par le ministère de la Culture, une reconnaissance de son travail d’excellence.
Jean Mône a joué un rôle clé dans ce chantier d’envergure, notamment en s’attaquant aux vitraux des chapelles du chœur et de la sacristie. Au total, ce sont 476 mètres carrés de vitraux qui ont été restaurés. Tous les documents de travail sont archivés, témoignant d’une histoire de transmission et de savoir-faire.
L’ampleur du travail a nécessité de déposer les vitraux, de réaliser un état des lieux, de valider le protocole de restauration avec la maîtrise d’œuvre, puis de procéder à la restauration avant la repose. « C’était un travail de Titan », souligne Jean Mône. Certaines pièces cassées ont été préservées plutôt que remplacées, car « tout ce qu’on fait sur les vitraux doit être réversible », précise-t-il.
La durée entre la dépose et la repose des vitraux restaurés a été de deux ans, un délai relativement court pour un projet de cette ampleur. Jean Mône constate que « maintenant que les pierres ont été restaurées, on voit bien les couleurs avec les liserés », et il évoque des chapelles « exceptionnelles ».
L’accès à ce chantier a été une reconnaissance pour Jean Mône, qui partage sa médaille avec ses salariés et apprentis. « C’est une belle récompense, pas simplement pour moi, mais pour l’atelier aussi », déclare-t-il, soulignant l’importance de son équipe. L’atelier Vitrail Saint-Georges, en activité depuis 1852, a également réalisé des vitraux pour des lieux prestigieux tels que le Louvre, les Tuileries et Versailles.
Ce projet a renforcé le rayonnement international de l’atelier, et Jean Mône a déjà une nouvelle commande : des coupoles en vitrail au Qatar.
Source : France tv