Va-t-on enfin choisir de protéger nos enfants ?
L’Australie a pris une me sans précédent en interdisant, depuis mi-décembre 2025, l’accès aux réseaux sociaux pour les moins de 16 ans. En France, une initiative similaire est en discussion. L’Assemblée nationale examinera le 26 janvier 2026 une proposition de loi transpartisane visant à interdire l’accès aux réseaux sociaux aux jeunes de moins de 15 ans dès la rentrée 2026. Ce projet, soutenu par Emmanuel Macron et porté par la ministre du Numérique, Anne Le Henanff, s’inscrit dans un consensus politique croissant, le Sénat ayant déjà adopté une proposition de loi dans ce sens le 18 décembre.
Le neuroscientifique Michel Desmurget salue cette initiative, tout en insistant sur la nécessité pour les parents d’assumer leur rôle dans la protection de leurs enfants. Laure Boutron-Marmion, avocate représentant des familles en procès contre TikTok pour incitation au suicide, souligne que cette loi pourrait servir de signal fort sur la dangerosité des réseaux sociaux et faciliter le dialogue entre parents et adolescents.
Cependant, la mise en œuvre de cette interdiction pose des défis, notamment en matière de vérification des âges, que ce soit par le contrôle des pièces d’identité ou la reconnaissance faciale. Des inquiétudes subsistent quant à la possibilité de contournement via des VPN, qui permettent d’accéder aux contenus malgré les restrictions. Néanmoins, l’avocate fait valoir que l’interdiction légale pourrait protéger les jeunes, qui ont souvent besoin d’être protégés contre eux-mêmes, face à des outils dont la nocivité est désormais reconnue.
La question de la sécurité des enfants sur les réseaux sociaux prend une ampleur particulière alors que les débats se poursuivent au sein des instances politiques françaises.
Source : La Vie
