Ce que votre enfant aimerait entendre lorsqu’il se sent moins intelligent que les autres
Un enfant qui se compare à ses camarades peut développer un sentiment d’infériorité, en pensant que d’autres sont plus intelligents. Cette dynamique est souvent observée à partir de 7 ou 8 ans, lorsque la comparaison sociale prend de l’importance, et peut s’intensifier à l’adolescence. Selon Thomas Fournier, un psychologue, cette perception peut être particulièrement problématique chez les enfants anxieux ou ceux ayant déjà vécu des échecs, les poussant à croire que les autres sont tout simplement plus intelligents.
Accueillir le ressenti sans valider la conclusion
Lorsque l’enfant exprime des doutes sur son intelligence, il est crucial de ne pas simplement contredire son ressenti. Au lieu de dire « mais non, pas du tout ! », il est conseillé de reconnaître ses émotions. Par exemple, on peut lui dire : « Tu as l’impression que c’est plus facile pour Léo, et cela te rend triste. » Cette approche permet de valider son ressenti sans en faire une vérité absolue.
L’intelligence ne se résume pas aux notes
Le concept d’intelligence est complexe et ne se limite pas à la réussite scolaire. Il est essentiel d’explorer avec l’enfant les différentes manières d’être compétent. Une note ou la rapidité d’exécution d’un camarade ne suffisent pas à établir une hiérarchie entre les enfants. Cela aide à éviter de les enfermer dans des étiquettes, comme « bon élève » ou « élève en difficulté ».
Regarder le chemin déjà parcouru
Enfin, il est recommandé d’aider l’enfant à se concentrer sur sa propre progression. Que savait-il faire il y a quelques mois qu’il maîtrise maintenant ? Ce retour sur ses progrès est particulièrement utile pour contrer le biais de confirmation, où l’enfant ne remarque que ses échecs. L’objectif n’est pas de prouver qu’il est « meilleur » qu’un autre, mais de lui rappeler que ses capacités évoluent constamment.
En conclusion, il est essentiel d’accompagner les enfants dans la gestion de leur ressenti face à la comparaison sociale, en les aidant à prendre conscience de leur propre valeur et de leurs progrès.
Source : Thomas Fournier, psychologue.

