Réponse de 30 jeunes écrivains du monde entier sur leurs espoirs et défis contemporains.

Que reste-t-il à espérer ? La réponse de 30 jeunes écrivains du monde entier

Que reste-t-il à espérer ? La réponse de 30 jeunes écrivains du monde entier

Un nouveau volume, coédité par les éditions Double ponctuation et l’Alliance internationale de l’édition indépendante dans la collection Bibliodiversité, donne la parole à de jeunes écrivains et écrivaines issus de 30 pays. Ce projet, intitulé Résister et espérer, invite ces auteurs à réfléchir sur la résistance et l’espérance dans un contexte mondial difficile.

Le recueil présente une formule simple : « 30 auteurs et autrices de moins de 30 ans de 30 pays ». Parmi ces pays figurent l’Afghanistan, le Brésil, Singapour, l’Uruguay, le Maroc, le Niger, le Mozambique, la République démocratique du Congo, la Guinée, le Chili, la Palestine, la Grèce, le Nigeria, le Mexique, l’Ukraine, Haïti, le Guatemala, l’Indonésie, le Pérou, l’Algérie, l’Inde, la Turquie et les Philippines.

Le contexte de ce projet est marqué par la multiplication des régimes autoritaires, la montée des extrémismes, les guerres et les dérèglements écologiques. Cependant, le livre ne cherche pas à offrir une réponse globale à ces problématiques. Au contraire, il s’appuie sur les expériences personnelles et les imaginaires des jeunes auteurs.

Les contributions couvrent des réalités quotidiennes et des aspirations plus larges. La résistance se manifeste dans des gestes, des paroles, des relations ou des modes de vie, tandis que l’espérance se traduit par la capacité à se projeter et à créer, sans nécessairement céder à un optimisme simpliste.

Parmi les voix présentes, on retrouve Maryam Mahjoba et Zainab Akhlaqi pour l’Afghanistan, Ian Uviedo pour le Brésil, Max Pasakorn pour Singapour, Soukayna Abdouni pour le Maroc, Salifou Djibo pour le Niger, Lorna Zita pour le Mozambique, N’Anza Tata pour la République démocratique du Congo, Rose Taha et Bayan Rashad Faraj pour la Palestine, Tobiloba Afolayan pour le Nigeria, Violetta Kim pour l’Ukraine, Jahnavi Sen pour l’Inde, Angeli Lacson pour les Philippines et Sylvie Ekobo pour le Cameroun. La France est représentée par Baptiste Théry-Guilbert, Thomas-Louis Novillo et Léanne Ramassam, qui écrit depuis la Martinique, ainsi qu’Uashteskun du Québec.

La préface de l’ouvrage est rédigée par Karim Kattan, écrivain franco-palestinien. Sa contribution souligne l’importance de l’imaginaire dans le cadre des crises politiques, affirmant que la littérature peut offrir des réponses sans se limiter à un simple commentaire de l’actualité.

Ce projet s’inscrit dans la collection Bibliodiversité, qui examine les transformations du livre à travers des perspectives variées. Fondée en 2011, cette collection a déjà abordé des thèmes tels que les langues minorées et les alternatives écologiques.

L’Alliance internationale de l’édition indépendante regroupe près de 980 maisons d’édition à travers le monde, œuvrant pour la défense de l’édition indépendante et la circulation de voix souvent marginalisées.

La publication Résister et espérer ne constitue qu’une première étape. Les auteurs seront également présents lors de Babelica 2026, un salon international de l’édition indépendante qui se tiendra en ligne les 21 et 22 septembre, quelques jours après la sortie du livre. Cet événement mettra en avant les jeunes écrivains et leur permettra d’échanger directement avec le public, renforçant ainsi la voix de la jeunesse comme porteuse d’espoir.

Source : Actualitté

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