Rentrée scolaire : FO déplore une situation dégradée
Alors que cette semaine marque le retour des élèves sur les bancs de l’école, les personnels de l’éducation nationale se heurtent à de nombreuses difficultés pour accomplir leur mission de service public. En plus d’une cyberattaque ayant désorganisé cette rentrée, des problèmes structurels persistent au sein de l’école publique.
Le syndicat Id-FO (personnels de direction) a récemment déclaré que cette rentrée s’annonce plus complexe que les précédentes. La cyberattaque sur les systèmes informatiques du ministère, ayant entraîné le vol de 43 Go de données, a conduit à la suspension temporaire de l’accès aux applications métiers dans certaines académies.
Dans les académies de Nantes et de Toulouse, la situation est particulièrement préoccupante. Philippe Beaufort, secrétaire général du Spaseen-FO, a fait état de difficultés pour gérer les factures, les affectations d’élèves, les bourses et les fiches de paie. Clément Poullet, de la FNEC FP-FO, a ajouté que les affectations des nouveaux personnels, y compris les contractuels et stagiaires, sont compliquées, rendant impossible leur présence devant les élèves à la rentrée.
Les militants FO craignent également une augmentation de la charge de travail pour les professionnels de l’éducation. Clément Poullet s’interroge sur la capacité des personnels à être payés en septembre. La fuite de données est perçue comme une conséquence d’une « plateformisation à marche forcée » dans l’Éducation nationale, selon Agnès Andersen, secrétaire générale du syndicat.
La dégradation de la rentrée ne se limite pas à la cyberattaque. Un manque de moyens persistants est également mis en avant, avec la suppression de 4 000 postes ayant conduit à des classes surchargées, atteignant jusqu’à 37 élèves dans certains lycées. Le manque de personnels ne touche pas seulement les enseignants, mais aussi les infirmières, psychologues scolaires, et autres professionnels essentiels.
Les difficultés rencontrées par les personnels de l’éducation sont exacerbées par des réformes et consignes récentes, comme l’interdiction des téléphones portables dans les établissements, qui nécessitera des adaptations des règlements intérieurs.
Dans ce contexte, la FNEC FP-FO a déposé un préavis de grève qui court jusqu’au 17 octobre, appelant à des réunions locales pour remonter les difficultés rencontrées.
Source : Force Ouvrière

